Protection et amelioration d'un verger de 12 ha Village Mbrangarwaye Canton Banda
Protection et amelioration d'un verger de 12 ha Village Mbrangarwaye Canton Banda
Le Groupement agro-sylvo-pastoral (ROH-KE-BO) de Mbrangarwaye dans le canton Banda, sous-préfecture de Sarh Rural est un groupement mixte qui œuvre dans le cadre la lutte contre la pauvreté en général et la protection de l’environnement en particulier. Il a pour objectif général de réduire la pauvreté et la misère dans les sites du projet. Ses objectifs spécifiques est de développer l’arboriculture et la préservation de certaines espèces, sensibiliser toutes les couches sociales et mobiliser la population aux actions de protection et de sauvegarde de l’environnement et encourager la promotion de la femme en tant qu’agent de développement. C’est un groupement à but non lucratif, il est apolitique et n’adhère à aucune organisation politique et ouvert à toute personne physique morale de toute nationalité résidant au Tchad ou à l’extérieur.
L’objectif du présent projet consiste à protéger et améliorer un verger de douze (12) hectares de toutes les espèces d’arbres confondues et en vue d’augmenter les revenus par la conservation et son utilisation durable. Il permet aussi de réduire la pression exercée sur les arbres. Les principales activités consistent à protéger et améliorer un verger et entretenir des équipements installés pour faciliter le développement des plantes. Le projet entend contribuer à la réponse nationale aux problèmes majeurs de l’heure que rencontre le pays en matière d’environnement : le déboisement, facteur clé de la désertification. Il prend en compte la SNRP qui s’articule autour de quelques actes stratégiques dont quatre seront intégrées dans le projet. Il s’agit de :
- Axe 1- améliorer le capital humain : ceci passe notamment par un développement des ressources humaines par la formation et la sensibilisation. En effet, soucieux d’assurer la pérennisation de ses actions, le groupement met un accent particulier sur la formation de ses membres pour leur permettre ensuite de se positionner comme des acteurs de développement à part entière ;
- Axe 2- améliorer les conditions de vie des groupes vulnérables : un des objectif du projet est d’améliorer les revenus des membres et de garantir la sécurité alimentaire.
- Axe 3- restaurer et sauvegarder les écosystèmes : le premier objectif du projet contribue à cet axe en recherchant à renforcer la couverture végétale (plantation des arbres fruitiers) dans la zone à travers des activités de sensibilisation, de reboisement et d’entretien des arbres à essences économiques. L’intérêt écologique et socio-économique d’une bonification de la végétation peut passer des commentaires.
Le financement de ce projet à raison de 22 870 000FCFA permettra de renforcer la capacité des membres du groupement à l’entretien et à la gestion durable du verger mise en place par les membres de ROH-KE-BO. Il permettra à moyen terme: d’organiser les campagnes de sensibilisation de la communauté contre le feu de brousse, le braconnage, la coupe abusive des arbres et de manière générale de lutter contre la désertification ; de participer à la réduction de la pauvreté en créant une forte main d’œuvre dans le village et de Conscientiser la population en vue des les engager à travers le mécanisme de conservation et d’auto surveillance des ressources naturelles par la dénonciation des comportements. Une exploitation durable de la diversité biologique (DB) se fera sentir par ce projet. Il est assorti d’un objectif spécifique qui est la gestion et l’exploitation durable de la DB. Le taux d’adhésion au groupement est de 15000FCFA et la cotisation mensuelle des membres est de 500FCFA

1.2 Contexte organisationnel et la capacité a mettre en œuvre le projet (1page)
• Le groupement agrosylvopastoral (ROH–KE-BO) est une organisation à base communautaire
? Garantir la sécurité alimentaire des membres ;
? Protéger l’environnement ;
? Commercialisation des fruits ;
? Stockage des denrées alimentaires pour sécuriser les membres en période de soudure ;
? Renforcer les capacités de production de chaque membre par le revenu de vente des fruits.
La méthode participative est celle retenue pour la mise en œuvre du projet. Elle est basée sur les stratégies suivantes : L’approche de la demande, La responsabilisation des membres de ROH-KE-BO dans la mise en œuvre des activités et la collaboration avec les structures étatiques de l’environnement.
L’approche par la demande implique que le partenaire ne sera noué qu’avec les techniciens de l’environnement, qui sans contraintes, après la campagne d’information et l’évaluation de base en début de projet, décident de contractualiser avec le projet afin de participer aux activités prévues.
La responsabilisation des membres de ROH-KE-BO part du fait que plus les membres de ROH-KE-BO et la communauté concernée ne prennent part consciemment, volontairement et matériellement aux initiatives d’autopromotion, mieux ils se l’approprient. La responsabilisation des partenaires du projet se manifestera en amont par leur contribution financière au financement des coûts nécessaires aux réalisations physiques.
Elle se traduira ensuite dans l’autogestion des mécanismes et infrastructures à mettre en place par le projet. Elle traduira enfin dans le paiement total ou en partie des frais liés aux services/ prestations mis en place dans le cadre de projet.
La collaboration avec les autres structures étatiques de l’environnement vise à impliquer les acteurs de l’environnement de la région dans la mise en œuvre du projet. Ensuite, cette collaboration menée avec les structures étatiques permettra de réaliser l’expertise nationale qui ne déploie pas parfois simplement en raison de petit blocage opérationnel pourtant facile à lever. En fin, cette collaboration avec les structures pérennes que sont les institutions publiques permettra de valoriser et assurer le bon suivi de la structure après projet. Cette approche participative permettra la mobilisation du bénévolat gage d’un succès de l’action. La sensibilisation des populations se fera par des rencontres individuelles (porte à porte) et des rencontres collectives à travers les réunions et les A.G.
Le groupement a une durée d’existence de dix (10) ans et a bénéficié d’un appui financier extérieur de la part du PSAOP, ajouté aux ressources de l’adhésion et la cotisation mensuelle des membres.
- Le groupement est bien structuré et Fonctionne avec le bureau exécutif qui se réunit une fois par mois et l’Assemblée Générale se réunit deux fois par année (une AG au début et une autre en fin d’année). Des réunions AG extraordinaires peut être convoquées à l’initiative du président du B.E et à la demande de la majorité des membres si cela est nécessaire. L’AG est l’organe suprême des décisions du groupement et le B.E se charge de l’application des décisions ROH-KE-BO prises en AG par les membres.
- Le bureau est mis en place des la création du ROH-KE-BO, il est composé de 25 membres dont dix femmes et quinze hommes tous bénévoles.
Le taux d’adhésion est de 15000FCFA et la cotisation est de 500FCFA par mois. Le groupement peut s’affilier à d’autres associations ou groupement pour atteindre ses objectifs.
Le groupement est reconnu officiellement le 27/05/ 2002 sous le N°013G/MDI/CLA/1158/2002 en application de l’ordonnance N°025/PR/92 du 07/12/92 portant statut général des groupements à vocation coopérative en république du Tchad et du Décret N° 006/PR/MET/94 du 1er /04/94 portant l’application de l’ordonnance susvisée.
La population de Mbrangarwaye est en général pauvres et en particulier les groupes vulnérables : femmes, jeunes, enfants et les producteurs, qui bénéficieront progressivement des réalisations du groupement.

De sa création jusqu’en cette date le groupement a planté plus 5311 pieds des arbres fruitiers de toutes espèces confondues, sur une superficie de 12 hectares
1.3 Objectifs de projet et résultats attendus (1 page)
Autrefois le paysan était simplement obligé d’exploiter de temps en temps une portion des ses richesses environnementales à travers certaines activités dont la coupe de bois, la cueillette, la chasse et la pêche traditionnelle ainsi que l’agriculture de subsistance pour satisfaire ses besoins de consommation et ses besoins d’argent juste pour acquérir des équipements nécessaires et faire face à ses besoins sociaux.
Malheureusement de nos jours, le désir de lutter contre la faim et la pauvreté pour certains et celui de s’enrichir pour les autres amènent les populations rurales à surexploiter leurs richesses naturelles vendues à des prix dérisoires à des commerçants de villes qui veulent s’enrichir à leur tour. Plus la population augmente, plus les richesses naturelles ne sont exploitées à travers les différentes actions de l’homme au niveau du village dont les feux de brousse, le braconnage, la coupe abusive de bois. La situation entraîne une modification importante de l’écosystème se traduisant par une perte de la biodiversité. Les initiatives sont nombreuses mais la précarité de la vie des populations limite les élans et les actions à entreprendre. Ces dernières années, le sentiment qu’un compromis étant nécessaire entre la préservation des moyens d’existence et le maintien de la biodiversité a laissé la place à une compréhension plus claire des synergies possibles. Le projet de protection et d’amélioration d’un verger est une initiative pour permettre de réduire la pression exercée sur la biodiversité, de se procurer des moyens aux membres du groupement.
Les connaissances et surveillance de la DB améliorées, l’écosystème et espèces menacées inventoriées, conservées et restaurées, l’utilisation des ressources de substitution accrue, les pratiques d’exploitation durables adoptées et enfin le projet entend lever une menace majeure pour l’équité qui es représentée par l’exclusion des femmes dans les prises de décision , sans possibilité de faire entendre sa voix au niveau communautaire en impliquant les femmes dans le processus de prise de décision au sein du groupement.
L’action prend La gestion communautaire et la protection des ressources naturelles comme alternative à un contrôle centralisé, bénéficie d’un soutien croissant, en particulier lorsque les communautés dépendent des ressources naturelles et des écosystèmes locaux pour les moyens d’existence. L’intérêt croissant pour l’afforestation dans ce canton témoigne de ses chances de réussite, Lorsque les membres ou les acteurs influents tirent un bénéfice d’une ressource commune, ils peuvent investir massivement pour restreindre l’accès, augmentant ainsi la durabilité aux dépens de l’équité.
Le groupement gère le verger à l’aide de divers mécanismes, notamment des paiements des services et les normes culturelles ou traditionnelles apparaissent importants. La réussite de ce projet nécessite une large inclusion des parties prenantes dans les retours –qui proviennent des ressources elles-mêmes et de leur gestion. Les processus locaux et l’engagement national est important.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
Objectif 1 : Protéger et améliorer la qualité du verger de douze hectares ;
Objectif 2 : gérer efficacement les produits du verger dans un environnement préservé ;
Objectif 3 : augmenter les sources de revenus du groupement et de la population.
RESULTATS ATTENDUS
Résultat 1 : la qualité d’un verger de douze hectares est protégée et amélioré ;
Résultats 2 : les produits du verger sont gérés efficacement dans un environnement préservé ;
Résultat 3 : les conditions de vie des membres du groupement et de la population sont améliorées.
 

Project Snapshot

Grantee:
Country:
Chad
Area Of Work:
Biodiversity
Operational Phase:
Phase 5
Grant Amount:
US$ 19,729.00
Co-Financing Cash:
Co-Financing in-Kind:
Project Number:
CHD/SGP/OP5/CORE/BD/12/005
Start Date:
7/2012
End Date:
12/2014
Status:
Currently under execution

SGP Country office contact

Vacant
Phone:
0023522515757

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PO 906
Ndjamena