Alternatives au bois-énergie pour la lutte contre le réchauffement climatique et la gestion durable des écosystèmes forestiers du parc national de Douala-Edéa : cas du bio charbon
Alternatives au bois-énergie pour la lutte contre le réchauffement climatique et la gestion durable des écosystèmes forestiers du parc national de Douala-Edéa : cas du bio charbon
Le Cameroun à l’instar des autres pays du bassin du Congo subit de plein fouet les effets environnementaux, sociaux et économico-dévastateurs des changements climatiques généralement provoqués par la déforestation et la dégradation des forêts. Les gaz à effet de serre (GES) émis par le Cameroun sont estimés à 5554,4 équivalent CO2 en 2010 rien que dans le secteur énergie. Selon le rapport du PNUD sur les changements climatiques de 2008, la température annuelle moyenne au Cameroun a augmenté de 0,7°C de 1960 à 2007, avec un taux moyen de 0,15°C par décennie. La situation alarmante est plus prononcée dans les écorégions des zones côtières, forestières et sahéliennes. L’exploitation du bois énergie est visiblement la troisième cause de la déforestation et de la dégradation des forêts au Cameroun après l’activité agricole et l’exploitation illégale du bois d’œuvre (MINEF 1998). Le bois de chauffe reste l’une des formes d’énergie les plus utilisées par les camerounais (MINEP, 2008). Près de 53% de la population utilise le bois de chauffe comme source d’énergie aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain (SIE, 2010 ; PNUD, 2008). Selon une estimation de la FAO en 2009, l’on évalue à 9,8 millions de m3 le volume de bois de chauffe collecté annuellement au Cameroun. Mais le MINFOF estime cette quantité collectée à près de 12 millions de m3 par an, sachant que les données fiables ne sont pas disponibles actuellement pour ce type de produit car il est difficile de suivre l’évolution de la consommation de bois de chauffe dans tout le pays. En zone littorale, la demande en bois de mangrove pour ses propriétés calorifiques a contribué à la perte de 40% de la superficie occupée par les mangroves dans le pays. En considérant en même temps la croissance démographique du pays, les besoins en bois énergie augmentent année après année.
D’autre part, l’utilisation d’une grande quantité de bois est accentuée par la faible efficience des méthodes de carbonisation utilisée, les faibles rendements énergétiques des foyers non économiques utilisés par les ménagères, mais aussi par les prix excessifs des énergies alternatives disponibles (gaz domestique, énergie électrique, …).
Compte tenu de l’importance de son impact sur la vie des populations, la lutte contre les changement climatiques constitue aujourd’hui l’une des priorité du gouvernement camerounais. En effet, le Cameroun s’est engagé depuis 2008 dans le processus de réduction des émissions de GES dû à la déforestation et la dégradation des forêts (REDD+). La problématique majeure qui se pose est celle de savoir comment concilier les intérêts écologiques de la REDD+ avec les urgentes préoccupations existentielles des populations tributaires des forêts, sans pour autant hypothéquer la paix et la cohésion sociale ?
Le présent projet va aborder cette problématique dans l’arrondissement d’Edéa 1er en proposant une alternative au bois énergie à la population. Les données sur la consommation du bois énergie et les émissions de GES dans cette localité ne sont pas disponibles. Cependant, l’impact de cette activité est très visible sur les écosystèmes du parc avec la destruction des habitats et la perte de la biodiversité.
Il sera question de:
- Evaluer dans un premier temps les quantités de bois énergie consommées dans la ville par unité de temps et d’estimer le taux de CO2 y afférent ;
- Proposer une alternative durable au bois énergie (bio charbon) associé aux foyers économiques avec des méthodes de carbonisation efficientes;
- Contribuer à l’autonomisation des femmes les plus démunis à travers l’appui à la mise en place des activités génératrices de revenus.
Ce projet présente un triple avantage sur la protection de l’environnement. En plus de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, il permettra de réduire les pressions des populations riveraines sur les écosystèmes forestiers du parc et contribuera à l’assainissement de l’environnement de la ville car le bio charbon qui sera vulgarisé dans le cadre de ce projet se fait à base des déchets biodégradables. Les principaux bénéficiaires sont les ménagères et les jeunes scolarisés ou non de l’arrondissement d’Edéa 1er. Au total, près de 500 personnes bénéficieront directement de ce projet et au moins 3000 personnes indirectement.
 
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Project Snapshot

Grantee:
ORGANISATION DES FEMMES ACTIVES POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
Country:
Cameroon
Area Of Work:
Biodiversity
Climate Change Mitigation
Operational Phase:
OP6 -Y4 (Jul 18 - Jun 19)
Grant Amount:
US$ 31,658.00
Co-Financing Cash:
US$ 2,438.40
Co-Financing in-Kind:
US$ 18,313.47
Project Number:
CMR/SGP/OP6/Y4/CORE/CC/19/01
Start Date:
7/2019
End Date:
3/2021
Status:
Not active yet

Grantee Contact

Mme Françoise Mireille Nguimatio
Phone: +237 698758865
Email: ofadedcam@gmail.com; nguimatio123@gmail.com
 

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Ngallan, lieu-dit carrefour Madonna
Mbalmayo , Centre , BP : 27

SGP Country office contact

Ms. Mpeck Nyemeck Marie-Laure
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Mr. Fogué Aimé Kamga
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(237) 22 20 08 00/22 20 08 01
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