Auto Promotion des Femmes pour la Lutte Contre La Degradation des Terres dans la Commune Rurale de Baya
Le barrage de Sélingué, a été construit en 1976 avec pour objectif principal la production hydroélectrique en vue de satisfaire les besoins croissants en énergie électrique de certaines grandes villes du Mali. Il devait en outre, permettre l?aménagement de 1 350 ha pour la riziculture irriguée.
Sa construction sur le Sankarani à 130 Km de Bamako a permis la création d?un lac de retenue de 409 km², et entraîné le déplacement de plusieurs villages qui ont été réinstallés en amont et en aval du barrage. Plusieurs communes dont celles de Baya a été affectée par cette construction.
Les travaux de construction et de fonctionnement du barrage ont eu des conséquences souvent irréversibles tant sur le se plan socio-économique que sur le plan environnemental.
La Commune Rurale de Baya, a payé un lourd tribu de la réalisation de l?ouvrage hydro-électrique. Il y? a entre autres, une destruction sans précédent de la biodiversité, ce qui a entraîné une dégradation progressive des terres. Cette dégradation menace de changer profondément la qualité et l?état futur de la vie des populations dans la commune. Elle a conduit à une moindre protection des sols, à la baisse de leur fertilité, à l?appauvrissement de la faune sauvage. Il s?en est suivi une baise progressive de la productivité des systèmes agricoles et pastoraux L?un des changements les plus cruciaux est la perte de la diversité biologique qui est un indicateur de la richesse des écosystèmes de la localité,
Dans la commune, on accorde de plus en plus d?importance au système de dégradation de l?environnement en général et des terres en particulier.
Le présent projet, est l?une des réponses à cette préoccupation communale, il vise à restaurer et à conserver les terres dégradées et les reliques de formations végétales enfin de sauvegarder les écosystèmes des forêts.
Données sur le projet
Etat initial de l?environnement et des ressources de la retenue du barrage de Sélingué
Située en zone guinéenne, la zone d?étude était caractérisée par un climat plus doux marqué par des températures plus clémentes, des vents moins violents, une pluviométrie très importante d?environ 1600 à 1900 mm par an, repartie sur toute l?année. Les sols, très fertiles ne subissaient aucune pression à cause de la faiblesse de la population. Le système hydrographique comprenait en plus des deux principaux fleuves, une multitude de marigots et de rivières pérennes.
Les ressources biologiques de la zone étaient très riches. Les formations végétales qui dominaient dans la zone étaient les forêts claires à Isoberlinia doca et les galeries forestières des bords de cours d?eau. Dans les zones agricoles jadis très réduites, on rencontrait des savanes parcs à karité et Néré. Les plaines des nombreux cours d?eau étaient couvertes d?une végétation hydrophile intéressante pour la biologie halieutique : le bourgou et le riz sauvage (oriza bartii), les glacis d?épandage et les plateaux de savane boisées, les collines cuirassées étaient couvertes de savanes boisées à arborées.
De nombreuses espèces guinéennes existaient dans les formations végétales. Ces formations étaient caractérisées par une forte présence d?espèces ligneuses de bois d??uvre telles l?Isoberlinia doca, Daniela oliveri, Afzelia africa, Khaya senegalensis, Vitelaria pardoxa, Parkia biglobosa et autres.
A cause de la végétation naturelle, les grands mammifères y étaient présents, entre autres : lions, léopard, hyène, Cob redunca, Cob Défassa, Hippotrague, Bubale, Damalisque, Guib harnaché, Céphalophes, Singes et de nombreux petits carnivores.
La population de la période d?avant- barrage était caractérisée par une faiblesse de sa densité à cause notamment, des contraintes naturelles telles les grandes endémies, les nombreuses autres maladies tropicales, la présence des grands fauves.
Avant la construction du barrage de Sélingué, les activités économiques des populations portaient essentiellement sur l?agriculture céréalière, la chasse, l?élevage et accessoirement la pêche et le commerce.
L?exploitation du bois se faisait pour la satisfaction des besoins de consommation domestique. Les quantités prélevées étaient relativement faibles à cause de la faiblesse de la population et l?abondance de la ressource. La pression sur la végétation était faible à cause de la bonne qualité des sols, de la rusticité des outils aratoires et des besoins limités à l?autoconsommation.
Les petites exploitations permettaient la satisfaction des besoins et les longues jachères permettaient aux sols de restaurer leur fertilité.
Etat actuel de l?environnement et des ressources de la retenue du barrage de Sélingué
La température moyenne annuelle varie de 23,7°C à Baya sur le haut Sankarani, à 28,6°C à Ségou. Les maxima annuels sont atteints en mars-avril, les minima en janvier. L?évaporation variait de 850 mm à hauteur de la source du Milé, à 1.800/1.900 mm à Bamako.
Ce qui caractérise aujourd?hui les ressources végétales, c?est la baisse drastique des ligneux. En effet les forêts claires sont entrain de se transformer en savanes soudaniennes, les galeries en champs ou prairies.
D?une manière générale, on constate l?apparition de certaines espèces sahéliennes et la disparition des espèces plutôt guinéennes. Le paysage végétal est marqué par les savanes parcs à karité, néré, tamarinier, baobab, etc., les galeries en dégradation, la diminution des espèces de bois d??uvre telles que le Pteurocarpus erinaceus, Daniéla oliveri, Khaya senegalensis, à cause de la surexploitation à la tronçonneuse.
La production et la productivité de ces ressources sont en régression à cause de la pression humaine et animale. L?augmentation de la population humaine et de ses besoins en terres de cultures, bois d??uvre et de service. La monétarisation des ressources naturelles : terres de culture, bois de chauffe, bois d??uvre, bois de services, etc. contribuent à la régression des ressources naturelles.
Depuis très longtemps, la chasse contribue à la raréfaction voire la disparition des animaux gibiers de la zone. En effet les chasseurs venant de la Guinée, Bamako, Yanfolila, Bougouni et les autochtones notamment, les fonctionnaires ont décimé certaines espèces animales de la zone du lac.
Objectifs spécifiques:
? Renforcer les capacités d?action et d?organisation des populations locales ;
? Promouvoir l?apiculture moderne ;
? Améliorer et préserver le potentiel productif des ressources naturelles (sol, végétation) dans le basin du fleuve ;
? Appuyer les autorités communales pour une gestion rationnelle et concertée de la biodiversité, et de l?environnement ;
? Améliorer et préserver le potentiel productif des ressources végétales ;
Les résultats attendus sont :
? 6 000 personnes sont bien sensibilisées et informées sur la nécessité d?entreprendre des actions de protection du fleuve et ses ressources adjacentes ;
? 1 comité de gestion du projet est mis en place et est fonctionnel ;
? Un noyau de formateurs de 30 paysans sera formé sur les techniques (DRS) ;
? Une miellérie moderne est mise et est fonctionnelle ;
? 200 personnes seront formées par les paysans formateurs dont 25 par trimestres sur les techniques (DRS);
? 35 000 litres de miel sont produits, transformés et vendus durant les deux ans du projet ;
? le revenu des populations et notamment celui des femmes augmenté
? Les activités de protection de l?environnement sont financées par les producteurs de miels (pépinières, lutte contre la dégradation des terres, mise en défens?.)
? 15 ha de formation naturelle sont enrichis par des espèces en voie de disparition et mise en défend;
? 15 ha d?espaces dégradés sont réforestés et mise en défend ;
? 25 000 plants d?espèces locales (Parkia , Adensonia , Balazan , Dougoura (Cordyla pinnata) , Lingué (Afzelia africana), et autres espèces en voie de disparition sont produits dans la pépinière ;
? 40 ha de plantation en Agroforesterie sont réalisés avec la production des pépinière l?ensemble des secteurs, dont 20 ha par secteur ; en raison de 1/2 ha /paysans.
1 conseil communal est formé en gestion décentralisée des ressources naturelles
Activités et stratégiques:
Information / sensibilisation des populations
Des séances d?information et de sensibilisation sur les feux de brousse, l?exploitation rationnelle des ressources naturelles dans le lit du fleuve seront tenues par l?animateur du projet et autres personnes ressources. En plus des réunions dans les villages, les radios locales seront utilisées pour les activités d?information et de sensibilisation.
En outre, les autres thèmes du FEM (changement climatique et lutte contre la désertification) seront développés.
Mise en place d?un comité de gestion du projet
Afin d?assurer une participation active des populations à la mise en ?uvre du projet, un comité de protection du fleuve sera mis en place. Chaque village bénéficiaire sera représenté au comité, ainsi que les différentes couches sociales (femmes, jeunes, agriculteurs, éleveurs, chasseurs, exploitants du bois).
Ce comité va servir d?interface entre les populations à la base, et les autorités politique, administrative et technique. Son président représentera le projet à la vie sociale.
Le comité de protection du fleuve sera au centre de toutes les formations et autres actions de renforcement des capacités, dans le but d?assurer la pérennité du projet après le retrait du FEM et de l?ONG ADCOPS.
Production des plants en pépinière
Deux sites de pépinières créent et aménagées pour fournir des plants aux paysans par l?ONG ADCOPS, il s?agit des zones de Sélinkegny et Dalabala qui seront pérennisés par les actions de production des coopératives de producteurs de miel. Les dites pépinières seront dotés de nouvel matériel, les semences et pots. Tous les villages concernés par le projet se ravitailleront à partir de ces minis - pépinières.
La formation sera continue en technique de production de plant par les paysans formateur pour encourager la production individuelle. Ainsi 25 000 plants d?arbres forestiers (Tamarindus indica d?accacia Cailicedrat, Sau et de Lingue) seront produits pour répondre à la forte demande de la population.
Reforestation des espacés dégradés
A la suite de l?augmentation de la densité des populations, il s?en est suivi une déforestation sans précédent pour des multiples besoins : bois de chauffe et de service, nouvelle terre de culture, site d?installation de village déplacé. Cette déforestation a transformé des espaces jadis très boisés en clairière. Sur ces espaces fortement dégradés, il sera entrepris des actions de lutte anti-érosive par des cordons pierreux. Cette activité sera renforcée par des actions de reboisement. Les activités de reboisement porteront sur les espèces forestières en voie de disparition.
Avec la reconstitution du couvert végétal, l?écosystème de la forêt seront préservés et les agriculteurs verront leurs rendements nettement augmentés.
A noter que cette activité sera largement financée par les recettes de la production de miel.
Enrichissement des formations naturelles
La construction du barrage a eu pour conséquence une surexploitation des ressources forestières, et il y a eu très peu d?actions. Pour compenser la perte qu?a connue les ressources naturelles, des actions d?enrichissement seront entreprises dans les reliques de formations naturelles. Les actions porteront sur les espèces forestières en voie de disparition.
Ceux-ci permettront de réduire l?érosion des sols et de freiner le comblement du lit fleuve.
Des paysans volontaires seront sélectionnés dans chaque secteur pour pratiquer l?agroforesterie dans leurs champs. Les jeunes plants (balanzan, Néré) seront plantés suivant un écartement de 10 m x 10 m en vue de ne pas gêner la culture de céréales. Cette action permettra de lutter contre l?érosion hydrique, et fertilise les sols.
Plantation en agroforesterie permettra aussi de financer les activités de restauration des terres dégradées et autres activités de protection de l?environnement.
Compte tenu de l?écosystème important que mènent les abeilles dans la flore et face aux techniques néfastes d?exploitation du miel ; il sera mis en place des dispositifs d?exploitation moderne favorable a la prolifération des abeilles, tout en donnant une meilleur récolte. Ainsi quatre (04) ruchers de soixante (100) ruches dont trente (30) ruches traditionnelles améliorés et soixante dix (70) ruches modernes seront crées dans quatre zones d?exploitations en plus de la production des ONG déjà en activités. En outre les dérivés du miel seront transformés en pommade, bougie, savon?
Deux coopératives de femmes productrices de miel seront dotées des matériels de transformation moderne dans les secteurs. Les récoltes de tous les apiculteurs (ADCOPS, AMAPROS, APREPE) seront transformés dans deux unités de production qui seront crées. Ainsi des points de vente seront mises en place à travers le pays portant l?étiquette du PNUD et le nom du village producteur.
En plus des apiculteurs seront formés pour la confection des ruches traditionnelles conique et cylindrique. Le but final est d?obtenir un miel de qualité.
Production, transformation, vente de produits et sous produit du miel.
Cette activité engagée par les ONG ADCOPS, AMAPROS reste jusqu?ici non valorisée. L?intensification de la production du miel par les nouvelles techniques d?exploitation permettra d?attirer l?attention des populations vers une autre source de revenus que la déforestation.
Formation / renforcement des capacités
- les élus communaux :
Avec la mise en ?uvre effective de la décentralisation, les autorités communales sont les premiers responsables de la gestion de l?espace communal. La loi n° 95-50 du 16 octobre 1996 portant principes de constitution et de gestion du domaine des Collectivités Territoriales confère la responsabilité de la protection de l?environnement aux Collectivités.
Pour préparer les élus à cette fonction, il sera organisé à leur intention une formation sur la gestion décentralisée des ressources naturelles (eau, sol, végétation) qui sera dispensée par des formateurs, personnes ressources ou des ONG.
Il s?agira de les amener, grâce à un ensemble de moyens et de techniques, à assumer une plus grande responsabilité dans la gestion de leur environnement et sur les textes en vigueur sur la gestion des ressources naturelles.
Les apiculteurs :
Elle consiste à former les apiculteurs locaux, amenés à se familiariser avec les abeilles.
La formation du futur apiculteur constitue un atout essentiel pour la réussite de son exploitation. Comme tout élevage, l?apiculture requiert de solides connaissances. La formation apicole se développe en deux directions : la 1er concerne les connaissances théoriques de base comme la biologie ; la flore mellifère et les notions techniques indispensables telles que la conduite du rucher, la pathologie. La seconde direction vise une formation principalement pratique qui sera dispensée par les apiculteurs déjà formés.
Les thèmes de formation :
STRATEGIE POUR LA DURABILITE DU PROJET
Cette stratégie sera basée sur :
- le transfert de techniques adaptées de restauration et de conservation des ressources biologiques et fluviales ;
- la mise en ?uvre d?un réseau de sensibilisation, de communication, d?information et d?éducation des populations et différents groupes d?intérêt autour du fleuve ;
- Les recettes récoltées dans la vente du miel permettront de financer les activités conservation des terres, la production des plans et autres activités de protection de l?environnement ; pérennisant ainsi les actions de projet (voir compte d?exploitation prévisionnel).
PARTICIPATION DES POPULATIONS
Les populations bénéficiaires exécuteront tous les travaux qui exigent l?emploi de la main d??uvre.
Les femmes sont particulièrement intéressées par ce projet, car elles satisfont une bonne partie de leurs besoins quotidiens de ses ressources adjacentes.
Le projet amènera les femmes à accorder une importance particulière a la restauration des terres, aux espèces végétales qui ont des valeurs écologiques particulières.
Ces actions contribueront à renforcer la capacité des femmes à la gestion et à la conservation de la biodiversité biologique à travers une utilisation durable de ces ressources, ce qui aura un impact positif sur la restauration des terres et diversité biologique.
Cofinancement.
La grande partie des activités sera cofinancée par les productions de miel. D?autre part des négociations sont en cours avec les institutions de micros finances pour l?accès des femmes aux crédits en vue d?étendre la production miel à grande échelle.
Volet synergie
Dans le cadre de la synergie des actions, les autres intervenants comme ADCOPS, MALI 2000, AMPROS ?.. Ont été approchés pour une meilleure coordination des actions sur le terrain. Ainsi notre ONG s?appuiera sur les expériences déjà acquis par les comités des différentes structures qui interviennent sur le terrain. Aussi l?encadreur de APRPE travaillera en étroite collaboration avec les autres encadreurs. A noter que dans le cadre de la synergie des points collaboration cités si dessous seront menés avec l?ONG ADCOPS et les autres structures, cela pour permettre d?atteindre un impact plus large.
- la mise en ?uvre d?un réseau de sensibilisation, de communication, d?information et d?éducation des populations sur la lutte contre la dégradation des terres ;
- Les comités déjà formés par l?ONG ADCOPS seront sollicités pour un meilleur transfert de compétence ;
- Les activités de production de plan au niveau des pépinières créent par ADCOPS à Selinkegny et Dalabala seront soutenues par la coopérative des femmes ;
- les groupements des femmes crées par l?ONG ADCOPS seront dotés de matériels de transformation et convertis en coopératives de productrices de miel ;
Une filière de commercialisation sera mise en place par les deux structures pour un meilleur écoulement et la pérennisation des actions de production de miel pour mieux soutenir des activités de protection de l?environnement;
Impact:
- formation végétale et habitat naturel réhabilités;
- revenu des populations et notamment ceux des femmes augmenté
Sa construction sur le Sankarani à 130 Km de Bamako a permis la création d?un lac de retenue de 409 km², et entraîné le déplacement de plusieurs villages qui ont été réinstallés en amont et en aval du barrage. Plusieurs communes dont celles de Baya a été affectée par cette construction.
Les travaux de construction et de fonctionnement du barrage ont eu des conséquences souvent irréversibles tant sur le se plan socio-économique que sur le plan environnemental.
La Commune Rurale de Baya, a payé un lourd tribu de la réalisation de l?ouvrage hydro-électrique. Il y? a entre autres, une destruction sans précédent de la biodiversité, ce qui a entraîné une dégradation progressive des terres. Cette dégradation menace de changer profondément la qualité et l?état futur de la vie des populations dans la commune. Elle a conduit à une moindre protection des sols, à la baisse de leur fertilité, à l?appauvrissement de la faune sauvage. Il s?en est suivi une baise progressive de la productivité des systèmes agricoles et pastoraux L?un des changements les plus cruciaux est la perte de la diversité biologique qui est un indicateur de la richesse des écosystèmes de la localité,
Dans la commune, on accorde de plus en plus d?importance au système de dégradation de l?environnement en général et des terres en particulier.
Le présent projet, est l?une des réponses à cette préoccupation communale, il vise à restaurer et à conserver les terres dégradées et les reliques de formations végétales enfin de sauvegarder les écosystèmes des forêts.
Données sur le projet
Etat initial de l?environnement et des ressources de la retenue du barrage de Sélingué
Située en zone guinéenne, la zone d?étude était caractérisée par un climat plus doux marqué par des températures plus clémentes, des vents moins violents, une pluviométrie très importante d?environ 1600 à 1900 mm par an, repartie sur toute l?année. Les sols, très fertiles ne subissaient aucune pression à cause de la faiblesse de la population. Le système hydrographique comprenait en plus des deux principaux fleuves, une multitude de marigots et de rivières pérennes.
Les ressources biologiques de la zone étaient très riches. Les formations végétales qui dominaient dans la zone étaient les forêts claires à Isoberlinia doca et les galeries forestières des bords de cours d?eau. Dans les zones agricoles jadis très réduites, on rencontrait des savanes parcs à karité et Néré. Les plaines des nombreux cours d?eau étaient couvertes d?une végétation hydrophile intéressante pour la biologie halieutique : le bourgou et le riz sauvage (oriza bartii), les glacis d?épandage et les plateaux de savane boisées, les collines cuirassées étaient couvertes de savanes boisées à arborées.
De nombreuses espèces guinéennes existaient dans les formations végétales. Ces formations étaient caractérisées par une forte présence d?espèces ligneuses de bois d??uvre telles l?Isoberlinia doca, Daniela oliveri, Afzelia africa, Khaya senegalensis, Vitelaria pardoxa, Parkia biglobosa et autres.
A cause de la végétation naturelle, les grands mammifères y étaient présents, entre autres : lions, léopard, hyène, Cob redunca, Cob Défassa, Hippotrague, Bubale, Damalisque, Guib harnaché, Céphalophes, Singes et de nombreux petits carnivores.
La population de la période d?avant- barrage était caractérisée par une faiblesse de sa densité à cause notamment, des contraintes naturelles telles les grandes endémies, les nombreuses autres maladies tropicales, la présence des grands fauves.
Avant la construction du barrage de Sélingué, les activités économiques des populations portaient essentiellement sur l?agriculture céréalière, la chasse, l?élevage et accessoirement la pêche et le commerce.
L?exploitation du bois se faisait pour la satisfaction des besoins de consommation domestique. Les quantités prélevées étaient relativement faibles à cause de la faiblesse de la population et l?abondance de la ressource. La pression sur la végétation était faible à cause de la bonne qualité des sols, de la rusticité des outils aratoires et des besoins limités à l?autoconsommation.
Les petites exploitations permettaient la satisfaction des besoins et les longues jachères permettaient aux sols de restaurer leur fertilité.
Etat actuel de l?environnement et des ressources de la retenue du barrage de Sélingué
La température moyenne annuelle varie de 23,7°C à Baya sur le haut Sankarani, à 28,6°C à Ségou. Les maxima annuels sont atteints en mars-avril, les minima en janvier. L?évaporation variait de 850 mm à hauteur de la source du Milé, à 1.800/1.900 mm à Bamako.
Ce qui caractérise aujourd?hui les ressources végétales, c?est la baisse drastique des ligneux. En effet les forêts claires sont entrain de se transformer en savanes soudaniennes, les galeries en champs ou prairies.
D?une manière générale, on constate l?apparition de certaines espèces sahéliennes et la disparition des espèces plutôt guinéennes. Le paysage végétal est marqué par les savanes parcs à karité, néré, tamarinier, baobab, etc., les galeries en dégradation, la diminution des espèces de bois d??uvre telles que le Pteurocarpus erinaceus, Daniéla oliveri, Khaya senegalensis, à cause de la surexploitation à la tronçonneuse.
La production et la productivité de ces ressources sont en régression à cause de la pression humaine et animale. L?augmentation de la population humaine et de ses besoins en terres de cultures, bois d??uvre et de service. La monétarisation des ressources naturelles : terres de culture, bois de chauffe, bois d??uvre, bois de services, etc. contribuent à la régression des ressources naturelles.
Depuis très longtemps, la chasse contribue à la raréfaction voire la disparition des animaux gibiers de la zone. En effet les chasseurs venant de la Guinée, Bamako, Yanfolila, Bougouni et les autochtones notamment, les fonctionnaires ont décimé certaines espèces animales de la zone du lac.
Objectifs spécifiques:
? Renforcer les capacités d?action et d?organisation des populations locales ;
? Promouvoir l?apiculture moderne ;
? Améliorer et préserver le potentiel productif des ressources naturelles (sol, végétation) dans le basin du fleuve ;
? Appuyer les autorités communales pour une gestion rationnelle et concertée de la biodiversité, et de l?environnement ;
? Améliorer et préserver le potentiel productif des ressources végétales ;
Les résultats attendus sont :
? 6 000 personnes sont bien sensibilisées et informées sur la nécessité d?entreprendre des actions de protection du fleuve et ses ressources adjacentes ;
? 1 comité de gestion du projet est mis en place et est fonctionnel ;
? Un noyau de formateurs de 30 paysans sera formé sur les techniques (DRS) ;
? Une miellérie moderne est mise et est fonctionnelle ;
? 200 personnes seront formées par les paysans formateurs dont 25 par trimestres sur les techniques (DRS);
? 35 000 litres de miel sont produits, transformés et vendus durant les deux ans du projet ;
? le revenu des populations et notamment celui des femmes augmenté
? Les activités de protection de l?environnement sont financées par les producteurs de miels (pépinières, lutte contre la dégradation des terres, mise en défens?.)
? 15 ha de formation naturelle sont enrichis par des espèces en voie de disparition et mise en défend;
? 15 ha d?espaces dégradés sont réforestés et mise en défend ;
? 25 000 plants d?espèces locales (Parkia , Adensonia , Balazan , Dougoura (Cordyla pinnata) , Lingué (Afzelia africana), et autres espèces en voie de disparition sont produits dans la pépinière ;
? 40 ha de plantation en Agroforesterie sont réalisés avec la production des pépinière l?ensemble des secteurs, dont 20 ha par secteur ; en raison de 1/2 ha /paysans.
1 conseil communal est formé en gestion décentralisée des ressources naturelles
Activités et stratégiques:
Information / sensibilisation des populations
Des séances d?information et de sensibilisation sur les feux de brousse, l?exploitation rationnelle des ressources naturelles dans le lit du fleuve seront tenues par l?animateur du projet et autres personnes ressources. En plus des réunions dans les villages, les radios locales seront utilisées pour les activités d?information et de sensibilisation.
En outre, les autres thèmes du FEM (changement climatique et lutte contre la désertification) seront développés.
Mise en place d?un comité de gestion du projet
Afin d?assurer une participation active des populations à la mise en ?uvre du projet, un comité de protection du fleuve sera mis en place. Chaque village bénéficiaire sera représenté au comité, ainsi que les différentes couches sociales (femmes, jeunes, agriculteurs, éleveurs, chasseurs, exploitants du bois).
Ce comité va servir d?interface entre les populations à la base, et les autorités politique, administrative et technique. Son président représentera le projet à la vie sociale.
Le comité de protection du fleuve sera au centre de toutes les formations et autres actions de renforcement des capacités, dans le but d?assurer la pérennité du projet après le retrait du FEM et de l?ONG ADCOPS.
Production des plants en pépinière
Deux sites de pépinières créent et aménagées pour fournir des plants aux paysans par l?ONG ADCOPS, il s?agit des zones de Sélinkegny et Dalabala qui seront pérennisés par les actions de production des coopératives de producteurs de miel. Les dites pépinières seront dotés de nouvel matériel, les semences et pots. Tous les villages concernés par le projet se ravitailleront à partir de ces minis - pépinières.
La formation sera continue en technique de production de plant par les paysans formateur pour encourager la production individuelle. Ainsi 25 000 plants d?arbres forestiers (Tamarindus indica d?accacia Cailicedrat, Sau et de Lingue) seront produits pour répondre à la forte demande de la population.
Reforestation des espacés dégradés
A la suite de l?augmentation de la densité des populations, il s?en est suivi une déforestation sans précédent pour des multiples besoins : bois de chauffe et de service, nouvelle terre de culture, site d?installation de village déplacé. Cette déforestation a transformé des espaces jadis très boisés en clairière. Sur ces espaces fortement dégradés, il sera entrepris des actions de lutte anti-érosive par des cordons pierreux. Cette activité sera renforcée par des actions de reboisement. Les activités de reboisement porteront sur les espèces forestières en voie de disparition.
Avec la reconstitution du couvert végétal, l?écosystème de la forêt seront préservés et les agriculteurs verront leurs rendements nettement augmentés.
A noter que cette activité sera largement financée par les recettes de la production de miel.
Enrichissement des formations naturelles
La construction du barrage a eu pour conséquence une surexploitation des ressources forestières, et il y a eu très peu d?actions. Pour compenser la perte qu?a connue les ressources naturelles, des actions d?enrichissement seront entreprises dans les reliques de formations naturelles. Les actions porteront sur les espèces forestières en voie de disparition.
Ceux-ci permettront de réduire l?érosion des sols et de freiner le comblement du lit fleuve.
Des paysans volontaires seront sélectionnés dans chaque secteur pour pratiquer l?agroforesterie dans leurs champs. Les jeunes plants (balanzan, Néré) seront plantés suivant un écartement de 10 m x 10 m en vue de ne pas gêner la culture de céréales. Cette action permettra de lutter contre l?érosion hydrique, et fertilise les sols.
Plantation en agroforesterie permettra aussi de financer les activités de restauration des terres dégradées et autres activités de protection de l?environnement.
Compte tenu de l?écosystème important que mènent les abeilles dans la flore et face aux techniques néfastes d?exploitation du miel ; il sera mis en place des dispositifs d?exploitation moderne favorable a la prolifération des abeilles, tout en donnant une meilleur récolte. Ainsi quatre (04) ruchers de soixante (100) ruches dont trente (30) ruches traditionnelles améliorés et soixante dix (70) ruches modernes seront crées dans quatre zones d?exploitations en plus de la production des ONG déjà en activités. En outre les dérivés du miel seront transformés en pommade, bougie, savon?
Deux coopératives de femmes productrices de miel seront dotées des matériels de transformation moderne dans les secteurs. Les récoltes de tous les apiculteurs (ADCOPS, AMAPROS, APREPE) seront transformés dans deux unités de production qui seront crées. Ainsi des points de vente seront mises en place à travers le pays portant l?étiquette du PNUD et le nom du village producteur.
En plus des apiculteurs seront formés pour la confection des ruches traditionnelles conique et cylindrique. Le but final est d?obtenir un miel de qualité.
Production, transformation, vente de produits et sous produit du miel.
Cette activité engagée par les ONG ADCOPS, AMAPROS reste jusqu?ici non valorisée. L?intensification de la production du miel par les nouvelles techniques d?exploitation permettra d?attirer l?attention des populations vers une autre source de revenus que la déforestation.
Formation / renforcement des capacités
- les élus communaux :
Avec la mise en ?uvre effective de la décentralisation, les autorités communales sont les premiers responsables de la gestion de l?espace communal. La loi n° 95-50 du 16 octobre 1996 portant principes de constitution et de gestion du domaine des Collectivités Territoriales confère la responsabilité de la protection de l?environnement aux Collectivités.
Pour préparer les élus à cette fonction, il sera organisé à leur intention une formation sur la gestion décentralisée des ressources naturelles (eau, sol, végétation) qui sera dispensée par des formateurs, personnes ressources ou des ONG.
Il s?agira de les amener, grâce à un ensemble de moyens et de techniques, à assumer une plus grande responsabilité dans la gestion de leur environnement et sur les textes en vigueur sur la gestion des ressources naturelles.
Les apiculteurs :
Elle consiste à former les apiculteurs locaux, amenés à se familiariser avec les abeilles.
La formation du futur apiculteur constitue un atout essentiel pour la réussite de son exploitation. Comme tout élevage, l?apiculture requiert de solides connaissances. La formation apicole se développe en deux directions : la 1er concerne les connaissances théoriques de base comme la biologie ; la flore mellifère et les notions techniques indispensables telles que la conduite du rucher, la pathologie. La seconde direction vise une formation principalement pratique qui sera dispensée par les apiculteurs déjà formés.
Les thèmes de formation :
STRATEGIE POUR LA DURABILITE DU PROJET
Cette stratégie sera basée sur :
- le transfert de techniques adaptées de restauration et de conservation des ressources biologiques et fluviales ;
- la mise en ?uvre d?un réseau de sensibilisation, de communication, d?information et d?éducation des populations et différents groupes d?intérêt autour du fleuve ;
- Les recettes récoltées dans la vente du miel permettront de financer les activités conservation des terres, la production des plans et autres activités de protection de l?environnement ; pérennisant ainsi les actions de projet (voir compte d?exploitation prévisionnel).
PARTICIPATION DES POPULATIONS
Les populations bénéficiaires exécuteront tous les travaux qui exigent l?emploi de la main d??uvre.
Les femmes sont particulièrement intéressées par ce projet, car elles satisfont une bonne partie de leurs besoins quotidiens de ses ressources adjacentes.
Le projet amènera les femmes à accorder une importance particulière a la restauration des terres, aux espèces végétales qui ont des valeurs écologiques particulières.
Ces actions contribueront à renforcer la capacité des femmes à la gestion et à la conservation de la biodiversité biologique à travers une utilisation durable de ces ressources, ce qui aura un impact positif sur la restauration des terres et diversité biologique.
Cofinancement.
La grande partie des activités sera cofinancée par les productions de miel. D?autre part des négociations sont en cours avec les institutions de micros finances pour l?accès des femmes aux crédits en vue d?étendre la production miel à grande échelle.
Volet synergie
Dans le cadre de la synergie des actions, les autres intervenants comme ADCOPS, MALI 2000, AMPROS ?.. Ont été approchés pour une meilleure coordination des actions sur le terrain. Ainsi notre ONG s?appuiera sur les expériences déjà acquis par les comités des différentes structures qui interviennent sur le terrain. Aussi l?encadreur de APRPE travaillera en étroite collaboration avec les autres encadreurs. A noter que dans le cadre de la synergie des points collaboration cités si dessous seront menés avec l?ONG ADCOPS et les autres structures, cela pour permettre d?atteindre un impact plus large.
- la mise en ?uvre d?un réseau de sensibilisation, de communication, d?information et d?éducation des populations sur la lutte contre la dégradation des terres ;
- Les comités déjà formés par l?ONG ADCOPS seront sollicités pour un meilleur transfert de compétence ;
- Les activités de production de plan au niveau des pépinières créent par ADCOPS à Selinkegny et Dalabala seront soutenues par la coopérative des femmes ;
- les groupements des femmes crées par l?ONG ADCOPS seront dotés de matériels de transformation et convertis en coopératives de productrices de miel ;
Une filière de commercialisation sera mise en place par les deux structures pour un meilleur écoulement et la pérennisation des actions de production de miel pour mieux soutenir des activités de protection de l?environnement;
Impact:
- formation végétale et habitat naturel réhabilités;
- revenu des populations et notamment ceux des femmes augmenté
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Project Snapshot
Grantee:
Action pour la promotion rurale et la protection de l'Environnement
Country:
Mali
Area Of Work:
Land Degradation
Grant Amount:
US$ 45,301.45
Co-Financing Cash:
US$ 1,874.37
Co-Financing in-Kind:
US$ 43,271.94
Project Number:
MLI/06/32
Status:
Satisfactorily Completed
Photo Gallery
SGP Country office contact
Mr. Bakary Konare
Email:
Mrs. Sira Dogomani MARIKO
Email:
Address
UN Common House Bureau 306 East Badalabougou 39, lot 2704
Bamako, BP 120
Bamako, BP 120
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