AGIR :Projet d'appui a l'adaptation pratiques productives des communautés pastorales et agropastorales de la Commune Rurale de Roumbou (Département de Dakoro)
Projet d’Appui à l’Adaptation des Pratiques Productives des communautés pastorales et agropastorales de la Commune Rurale de Roumbou (Département de Dakoro)
La première conséquence des sécheresses successives de ces dernières années avec un cycle de plus en plus court (moyenne de 03 à cinq ans contre 5 à 10 ans) a été la disparition des plans d?eau permanents et semi-permanents ainsi qu?une baisse de la nappe phréatique. Sur les plateaux, les profondeurs des puits sont d?une moyenne de 50 à 60 voir 80 m d?où la nécessité de recourir aux puits cimentés. Généralement réalisés dans des villages administratifs de plus de 250 habitants selon la politique nationale de l?hydraulique, ces ouvrages sont bordés de champs et inaccessibles au bétail avant la libération des champs. Ceci s?est traduit par une croissance forte des demandes de forages de points d?eau traditionnels par les éleveurs : On compte en moyenne cinq (5) puits traditionnels au km2 dans la vallée. Ces ouvrages sont le plus souvent réalisés dans des terroirs d?attache assimilés à des espaces de pâturages.
Pour répondre aux pénuries de plus en plus croissante de l?eau liées à l?ensablement des plans d?eau et à la baisse de la nappe phréatique consécutivement aux changements climatiques d?une part et limiter les conflits fonciers d?autre part, le projet envisage de réaliser un maillage optimal et réhabiliter 04 puits traditionnels pastoraux (avec co-fianncement) dans sa première phase afin de contribuer à atténuer les risques de conflits liés à la descente précoce des animaux et sécuriser les pasteurs et leur bétail face aux baisses des précipitations. Par ailleurs, l?entretien traditionnel de ces ouvrages nécessite en moyenne 150 à 200 pieds d?arbres par an. Leur réhabilitation avec des matériaux définitifs contribuera à baisser la pression sur les ressources de la Tarka, qui sont menacés par les changements climatiques. Ces réalisations toucheront directement 1.000 personnes au sein des tribus agropastorales.
La deuxième conséquence des changements climatiques dans le futur telle que prévue par le PANA du Niger est une raréfaction du fourrage et des ressources ligneuses pour les besoins domestiques. Il sera envisagé l?organisation des communautés des six terroirs pour une production alternative de fourrage, identifiée comme activité prioritaire par le PANA du Niger en vue de faire face aux conséquences des changements climatiques. A cet effet, il sera procédé à :
? une exploitation optimale, durable, et résistant aux risques liés aux changements climatiques des ressources de la Tarka pour les usages courant sous l?encadrement des services techniques. Il est visé la mise sous aménagement d?au moins 5 ha par site. Les pratiques de gestion à effectuer seront décrits plus en détail dans la proposition finale.
? la promotion de la culture de fourrage à travers un champ expérimental par site et par an. Au moins cinq hectares de fourrage par an et par site,
? la récupération d?environ (Indicateur) 10 ha de terres de cultures par site et par an par la fixation des dunes de sable avec des haies vives à base d?acacias,
? la plantation d?un hectare de bois villageois d?acacias par site et par an ainsi que
? la promotion de la régénération naturelle du peuplement de Gao sur les plateaux dunaires. Au moins 20 hectares de régénération naturelle par site et par an.
La troisième conséquence est une insécurité alimentaire structurelle. Les sols sont dégradés et la pluviométrie est devenue plus faible et aléatoire. Au plan national, le PANA constate un glissement des isohyètes vers le sud sur environ 200km. Le projet expérimentera la vulgarisation de semences à croissance rapide et à cycle court ainsi que la création de six banques céréalières et deux banques d?aliments à bétails qu?il intégrera dans son réseau de banques céréalières du Département de Dakoro. Au moins 2.000 personnes regroupées en six comités de base d?agropasteurs se verront dotés d?outils de prévention contre l?insécurité alimentaire résultant des changements et variabilités climatiques. Ce résultat sera appuyé par le cofinancement.
Ses réalisations physiques seront accompagnées d?actions de renforcement des capacités des communautés à travers les six (6) comités de bases agropastoraux des sites. Les formations porteront sur les réalisations physiques, les changements climatiques et la gestion du foncier agropastoral dans le cadre des instruments juridiques disponibles et à venir (Code Rural, Code Pastoral et Code des Collectivités Décentralisées).
Les bénéfices attendus au plan de l?environnement mondial seront essentiellement (i) la contribution à la préservation et restauration de l?écosystème de la Tarka, en baissant significativement la pression sur ses ressources grâce aux activités alternatives et à une exploitation durable optimale des parties mises sous aménagement, (ii) une amélioration des comportements des acteurs économiques à la base en les offrants des alternatives plus conformes à leurs habitudes culturelles et adaptées aux effets des changements climatiques, (iii) une amélioration des méthodes de planification des collectivités locales par l?appui à la commune rurale de Roumbou, ce qui contribuera à la définition d?outils d?aide à la décision pour les instances locales chargées des politiques environnementales, (iv) l?initiation d?une campagne de fixation des dunes pouvant conduire à terme à l?amélioration de la qualité des sols et à l?augmentation des capacités de production, (v) la promotion de pratiques productives mieux adaptées à l?évolution du climat par la vulgarisation de nouvelles techniques économiques (semences améliorées, gestion des troupeaux, meilleur maillage des points d?eau, culture du fourrage, gestion de tarka, restauration des terres et régénération naturelle des acacias.
Les indicateurs de ces effets sont les suivants :
Biodiversité : (i) Ecosystème d?intérêt mondial (Tarka) projet par le Projet ; (ii) Nombre de politiques locales soucieuses de la biodiversité (Gestion durable de la Vallée de la Tarka par le Conseil Communal de Roumbou)
Dégradation des sols : (i) Nombre d?hectares de terre dégradée restaurés, (ii) Nombre d?hectares faisant l?objet d?une gestion rationnelle au titre du projet, (iii) Nombre de politiques locales (Commune de Roumbou) soucieuses de la dégradation des sols
Pour répondre aux pénuries de plus en plus croissante de l?eau liées à l?ensablement des plans d?eau et à la baisse de la nappe phréatique consécutivement aux changements climatiques d?une part et limiter les conflits fonciers d?autre part, le projet envisage de réaliser un maillage optimal et réhabiliter 04 puits traditionnels pastoraux (avec co-fianncement) dans sa première phase afin de contribuer à atténuer les risques de conflits liés à la descente précoce des animaux et sécuriser les pasteurs et leur bétail face aux baisses des précipitations. Par ailleurs, l?entretien traditionnel de ces ouvrages nécessite en moyenne 150 à 200 pieds d?arbres par an. Leur réhabilitation avec des matériaux définitifs contribuera à baisser la pression sur les ressources de la Tarka, qui sont menacés par les changements climatiques. Ces réalisations toucheront directement 1.000 personnes au sein des tribus agropastorales.
La deuxième conséquence des changements climatiques dans le futur telle que prévue par le PANA du Niger est une raréfaction du fourrage et des ressources ligneuses pour les besoins domestiques. Il sera envisagé l?organisation des communautés des six terroirs pour une production alternative de fourrage, identifiée comme activité prioritaire par le PANA du Niger en vue de faire face aux conséquences des changements climatiques. A cet effet, il sera procédé à :
? une exploitation optimale, durable, et résistant aux risques liés aux changements climatiques des ressources de la Tarka pour les usages courant sous l?encadrement des services techniques. Il est visé la mise sous aménagement d?au moins 5 ha par site. Les pratiques de gestion à effectuer seront décrits plus en détail dans la proposition finale.
? la promotion de la culture de fourrage à travers un champ expérimental par site et par an. Au moins cinq hectares de fourrage par an et par site,
? la récupération d?environ (Indicateur) 10 ha de terres de cultures par site et par an par la fixation des dunes de sable avec des haies vives à base d?acacias,
? la plantation d?un hectare de bois villageois d?acacias par site et par an ainsi que
? la promotion de la régénération naturelle du peuplement de Gao sur les plateaux dunaires. Au moins 20 hectares de régénération naturelle par site et par an.
La troisième conséquence est une insécurité alimentaire structurelle. Les sols sont dégradés et la pluviométrie est devenue plus faible et aléatoire. Au plan national, le PANA constate un glissement des isohyètes vers le sud sur environ 200km. Le projet expérimentera la vulgarisation de semences à croissance rapide et à cycle court ainsi que la création de six banques céréalières et deux banques d?aliments à bétails qu?il intégrera dans son réseau de banques céréalières du Département de Dakoro. Au moins 2.000 personnes regroupées en six comités de base d?agropasteurs se verront dotés d?outils de prévention contre l?insécurité alimentaire résultant des changements et variabilités climatiques. Ce résultat sera appuyé par le cofinancement.
Ses réalisations physiques seront accompagnées d?actions de renforcement des capacités des communautés à travers les six (6) comités de bases agropastoraux des sites. Les formations porteront sur les réalisations physiques, les changements climatiques et la gestion du foncier agropastoral dans le cadre des instruments juridiques disponibles et à venir (Code Rural, Code Pastoral et Code des Collectivités Décentralisées).
Les bénéfices attendus au plan de l?environnement mondial seront essentiellement (i) la contribution à la préservation et restauration de l?écosystème de la Tarka, en baissant significativement la pression sur ses ressources grâce aux activités alternatives et à une exploitation durable optimale des parties mises sous aménagement, (ii) une amélioration des comportements des acteurs économiques à la base en les offrants des alternatives plus conformes à leurs habitudes culturelles et adaptées aux effets des changements climatiques, (iii) une amélioration des méthodes de planification des collectivités locales par l?appui à la commune rurale de Roumbou, ce qui contribuera à la définition d?outils d?aide à la décision pour les instances locales chargées des politiques environnementales, (iv) l?initiation d?une campagne de fixation des dunes pouvant conduire à terme à l?amélioration de la qualité des sols et à l?augmentation des capacités de production, (v) la promotion de pratiques productives mieux adaptées à l?évolution du climat par la vulgarisation de nouvelles techniques économiques (semences améliorées, gestion des troupeaux, meilleur maillage des points d?eau, culture du fourrage, gestion de tarka, restauration des terres et régénération naturelle des acacias.
Les indicateurs de ces effets sont les suivants :
Biodiversité : (i) Ecosystème d?intérêt mondial (Tarka) projet par le Projet ; (ii) Nombre de politiques locales soucieuses de la biodiversité (Gestion durable de la Vallée de la Tarka par le Conseil Communal de Roumbou)
Dégradation des sols : (i) Nombre d?hectares de terre dégradée restaurés, (ii) Nombre d?hectares faisant l?objet d?une gestion rationnelle au titre du projet, (iii) Nombre de politiques locales (Commune de Roumbou) soucieuses de la dégradation des sols
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Project Snapshot
Grantee:
Action pour la Gestion Intégrée des Ressources
Country:
Niger
Area Of Work:
Community Based Adaptation
Grant Amount:
US$ 2,000.00
Co-Financing Cash:
US$ 2,134.00
Co-Financing in-Kind:
Project Number:
NER/CBA/08/01
Status:
Satisfactorily Completed
SGP Country office contact
Mr. Bassirou DAN MAGARIA
Email:
Ms. Salamatou Mounkaila
Email:
Address
Avenue Mali Bero à coté de la station TOTAL
Niamey, CUN, B.P. 11207
Niamey, CUN, B.P. 11207
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