Projet d’Appui à la Création des Parcs à Karité Améliorés (PACPKA) dans la Commune de Boukoumbé
Au Bénin l?évolution des facteurs climatiques entre 1960 et 2008 indique clairement une diminution drastique de la pluviométrie (-5,5 mm/an), une augmentation de la température de plus de 1°C, un nombre de jour de pluie allant de 105 à 65 jours (Gnanglè, et al., 2011). Cette situation conduit progressivement les populations rurales à faire évoluer leurs pratiques de gestion du milieu et leurs régimes alimentaires. Les variations du climat constituent la contrainte majeure à l?atteinte des objectifs d?auto- suffisance alimentaire que se sont fixés les pays de l?Afrique de l?Ouest dont le Bénin. Dans ces conditions l?introduction des systèmes de production améliorés qui respectent notre environnement et comme mesure d?adaptation au changement climatique doivent être la solution pour stabiliser les revenus des paysans. Parmi les systèmes de productions agricoles ayant une importance socio-économique en milieu rural au Nord-Bénin, les parcs à karité occupent la première place. La présence des arbres au milieu des zones de cultures crée des paysages appelés parcs ou ?paysages agrosylvicoles. Dans ce système karité-culture les paysans y tirent de l?engrais organique pour les cultures en association à partir de la biomasse foliaire du karité. En dehors des cultures produites dans ce système le fruit de karité produit par l?arbre à une grande importance socio-économique pour les populations rurales comme source de revenu. Malheureusement ces parcs se dégradent de jour en jour sous l?effet du changement climatique et des facteurs humains. A Boukombé au Nord-Bénin les parcs à karité sont vieillissants et la régénération est fortement menacée. Dans ces conditions si rien n?est fait les populations de Boukombé seront confrontées à un problème d?insécurité alimentaire et de pauvreté à cause de la rareté de cette ressource.
L?obstacle principal à la réintroduction du karité dans les champs paysans est constitué par sa lenteur de croissance, sa fructification tardive (15 à 20 ans). Il n?atteint sa production maximale qu?entre 40 et 50 ans (Kalinganire et al., 2008 ; Gnanglè, 2005 ; Ruyssen, 1957). Le greffage a été la méthode de propagation qui a permis la production d?individus élites de même constitution génétique et précoces (Gnanglé et al., 2011).
La création des parcs améliorés de karité précoce et résistant aux parasites serait un atout dans le sens où ils permettraient de produire en quantité, en qualité et surtout en moins de 6 ans des fruits de karité permettant ainsi la disponibilité de la matière première pour la fabrication du beurre, un moyen de lutte contre la pauvreté en milieu rural.
Le présent projet vise la production et l?introduction des karités greffés dans les systèmes de productions agricoles des exploitants agricoles de la commune de Boukombé. Dans ces systèmes agricoles améliorés les engrais minéraux ne seront pas utilisés. Seule la biomasse foliaire des arbres de karités améliorés constitueront l?engrais (organique) pour le sol.
De façon spécifique il s?agira de :
- appuyer les paysans pour la création des parcs à karité améliorés dans la Commune de Boukombé ;
- augmenter le niveau de production du beurre de karité par les femmes de l?Association Mère d?Elèves (AME) de la Commune de Boukombé.
Comme résultats attendus de ce projet il s?agit :
? de réaliser 10 ha de parcs à karité amélioré (greffés) dans l?arrondissement de Natta dans la Commune de Boukombé à raison de 2 ha par agriculteurs modernes soit au total 10 agriculteurs modernes ;
? d?augmenter la quantité de noix de karité ramassé par les femmes AME des villages périphériques de la Commune jusqu?à 3 tonnes en 2 ans à raison 1,5 tonnes par an ;
? d?aider les femmes AME des villages du centre Boukombé à acheter les noix chez les femmes AME des villages périphériques et à produire 3 tonnes de beurre.
Afin d?atteindre ces objectifs spécifiques, les chercheurs Béninois de GRAD ONG, qui ont une expertise dans le greffage du karité au Bénin viendront créer des écoles paysannes de pépinière dans la Commune de Boukombé pour former les pépiniéristes-greffeurs qui a leur tour formerons les agriculteurs modernes. Un parc démonstratif sera crée et servira de repère aux pépiniéristes-greffeurs sélectionnés pour la réalisation des parcs améliorés. Les techniciens agricoles seront recrutés par CERD ONG pour assurer la mise en place et le suivi des parcs à karité améliorés et ainsi accompagnés les agriculteurs modernes au cours des deux premières années.
Les femmes des Associations des Mères d?Élèves (AME) seront formées par les chercheurs de GRAD ONG sur les techniques de ramassage des fruits de karité pour optimiser la collecte. Les meilleures techniques de transformations du fruit de karité en beurre seront enseignées aux femmes transformatrices pour optimiser avec moins de graines de karité la quantité de beure produite. De même les femmes AME seront formées par les chercheurs de GRAD ONG sur l?utilisation du complexe karité pour la fabrication du beurre.
L?obstacle principal à la réintroduction du karité dans les champs paysans est constitué par sa lenteur de croissance, sa fructification tardive (15 à 20 ans). Il n?atteint sa production maximale qu?entre 40 et 50 ans (Kalinganire et al., 2008 ; Gnanglè, 2005 ; Ruyssen, 1957). Le greffage a été la méthode de propagation qui a permis la production d?individus élites de même constitution génétique et précoces (Gnanglé et al., 2011).
La création des parcs améliorés de karité précoce et résistant aux parasites serait un atout dans le sens où ils permettraient de produire en quantité, en qualité et surtout en moins de 6 ans des fruits de karité permettant ainsi la disponibilité de la matière première pour la fabrication du beurre, un moyen de lutte contre la pauvreté en milieu rural.
Le présent projet vise la production et l?introduction des karités greffés dans les systèmes de productions agricoles des exploitants agricoles de la commune de Boukombé. Dans ces systèmes agricoles améliorés les engrais minéraux ne seront pas utilisés. Seule la biomasse foliaire des arbres de karités améliorés constitueront l?engrais (organique) pour le sol.
De façon spécifique il s?agira de :
- appuyer les paysans pour la création des parcs à karité améliorés dans la Commune de Boukombé ;
- augmenter le niveau de production du beurre de karité par les femmes de l?Association Mère d?Elèves (AME) de la Commune de Boukombé.
Comme résultats attendus de ce projet il s?agit :
? de réaliser 10 ha de parcs à karité amélioré (greffés) dans l?arrondissement de Natta dans la Commune de Boukombé à raison de 2 ha par agriculteurs modernes soit au total 10 agriculteurs modernes ;
? d?augmenter la quantité de noix de karité ramassé par les femmes AME des villages périphériques de la Commune jusqu?à 3 tonnes en 2 ans à raison 1,5 tonnes par an ;
? d?aider les femmes AME des villages du centre Boukombé à acheter les noix chez les femmes AME des villages périphériques et à produire 3 tonnes de beurre.
Afin d?atteindre ces objectifs spécifiques, les chercheurs Béninois de GRAD ONG, qui ont une expertise dans le greffage du karité au Bénin viendront créer des écoles paysannes de pépinière dans la Commune de Boukombé pour former les pépiniéristes-greffeurs qui a leur tour formerons les agriculteurs modernes. Un parc démonstratif sera crée et servira de repère aux pépiniéristes-greffeurs sélectionnés pour la réalisation des parcs améliorés. Les techniciens agricoles seront recrutés par CERD ONG pour assurer la mise en place et le suivi des parcs à karité améliorés et ainsi accompagnés les agriculteurs modernes au cours des deux premières années.
Les femmes des Associations des Mères d?Élèves (AME) seront formées par les chercheurs de GRAD ONG sur les techniques de ramassage des fruits de karité pour optimiser la collecte. Les meilleures techniques de transformations du fruit de karité en beurre seront enseignées aux femmes transformatrices pour optimiser avec moins de graines de karité la quantité de beure produite. De même les femmes AME seront formées par les chercheurs de GRAD ONG sur l?utilisation du complexe karité pour la fabrication du beurre.
Project Snapshot
Grantee:
Culture, Education et Recherche pour le Développement au Bénin
Country:
Benin
Area Of Work:
Biodiversity
Grant Amount:
US$ 30,000.00
Co-Financing Cash:
US$ 16,857.00
Co-Financing in-Kind:
US$ 2,488.00
Project Number:
BEN/SGP/OP5/Y3/CORE/BD/13/03
Status:
Satisfactorily Completed
Project Characteristics and Results
Capacity - Building Component
Cette forme de production de karité à cycle court est nouvelle au Bénin. C'est la deuxième expérience du genre après celle de Djougou. Il s'agit d'un renforcement de capacité qui aura des effets multiplicateurs
Gender Focus
La collecte des noix est dévolue aux femmes qui pendant la période de production partent très tôt le matin en brousse pour la collecte des amandes. Les étapes classiques sont les suivantes :
? Ramassage individuel des noix dans un parc sauvage ;
? Stockage des noix dans les maisons ou dans les champs des maris ;
? Cuisson des noix dans des barils ou de grosses marmites dans les lieux de stockage ;
? Séchage des noix bouillies ;
? Décorticage des noix séchées ;
? Séchage des amandes ;
? Tri des amandes ;
La conservation des amandes se fait dans les sacs de jute, sac d?engrais. Un certain nombre de formations offertes par divers projets et services publics, ont permis aux femmes de maîtriser davantage les étapes de la collecte des noix, de conditionnement et de conservation pour l?obtention d?amandes de karité de qualité (taux d?acidité faible).
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Indicators
Biophysical
Hectares of globally significant biodiversity area protected or sustainably managed by project
10
Biophysical
Number of innovations or new technologies developed/applied
1
Livehood
Increase in household income by increased income or reduced costs due to SGP project
10
SGP Country office contact
Ms Evelyne Armelle Guidigbi
Phone:
+229 21313045
Email:
Ms. Joslyne Hountondji
Email:
Address
Zone Residentielle-Lot No. 11
BP 506 Cotonou
BP 506 Cotonou
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