Dans l?aspect communautaire de ce projet, les hommes aussi bien que les femmes et le jeunes sont très bien représentés. Environs 2500 jeunes garçons et filles des établissements scolaires d?enseignements secondaires des communes de Mouanko et de Dizangue participeront aussi bien aux leçons d?éducation environnementale mais aussi à l?opération « 1 élève, 1 arbre ». A la fin de ce projet, nous nous attendons à voir l?amélioration significative du niveau de vie d?au moins 60 femmes, 15 jeunes et 50 hommes qui auront participés directement aux activités du projet.
La communication et l?information des communautés bénéficiaire de la zone de mise en ?uvre du projet (composé des pêcheurs et des jeunes scolarisés) est un aspect essentiel dans la stratégie de AMMCO. C?est ainsi que depuis 2014, grâce à 30 minutes par salle de classe et par mois, AMMCO sensibilise les élèves des établissements secondaires de Dizangue sur l?environnement à travers un manuel d?éducation environnementale adapte à cette zone. Ainsi donc, AMMCO franchira le cap de 5000 élèves sensibilisé en sa 4ème année du programme d?éducation environnementale.
Par ailleurs, les pêcheurs, les femmes et les jeunes qui sont impliqués dans la mise en ?uvre des activités de ce projet seront directement sensibilisés sur les thématiques environnementales locales et mondiale.
Inovative Financial Mechanisms
Le principal mécanisme financier innovant que nous mettons en exergue dans ce projet est le fond rotatif. Cette solution financière aura un impact sur les conditions de vie d?au moins 100 personnes dans la commune de Dizangue.
Emphasis on Sustainable Livelihoods
Le projet va déployer des moyens durables d?existence tout au long de sa mise en ?uvre, en effet aucune couche de la population de la zone mise en ?uvre du projet ne sera laissé en arrière. La promotion de l?apiculture, du petit élevage, de la mini-gastronomie et le métier d?éco-guide par les paysans pécheurs, des jeunes et des femmes de la localité va non seulement être une source de revenu additionnel, mais va contribuer à améliorer leur quotidien.
Capacity - Building Component
Le renforcement des capacités des populations locales dans le cadre de ce projet se fera à des niveaux différents en fonction des besoins. Environs 50 pêcheurs recevront un renforcement de capacités sur la pratique de l?apiculture comme autre activité génératrice de revenu pouvant amenuiser leur pression sur la ressource halieutique du lac Ossa. Ainsi dont avec les bénéficiaires indirects du projet près de 60 paysans pécheurs verront leurs capacités améliorées significativement à la suite de la promotion dans la localité de plusieurs activités génératrices de revenus (AGR). Plus de 15 de jeune filles et garçons les communes de Dizangue et Mouanko recevront un renforcement de capacité sur la pratique du métier de d?éco-guide.
Policy Impact
Les résultats des inventaires scientifiques de lamantin d?Afrique dans le bassin inferieur du fleuve Sanaga qui seront conduits lors de la mise en ?uvre de ce projet seront mis à la disposition des autorités du Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) pour faciliter la prise de décision pour ce qui est du statut national de cette espèce. Mais également la mise à disposition de ces données statistiques au MINFOF met d?actualiser les statistiques sur cette espèce.
Notable Community Participation
Pour l?élaboration de l?aspect communautaire de ce projet afin d?assurer une adhésion effective et totale des populations cibles concernées directement et indirectement par ce projet, des discussions formelles et informelles seront menées avec les pêcheurs des comités zonaux de Beach, Lindema, Mevia et Koungue Lac Ossa pour recueillir leurs attentes à court, moyen et long terme.
Lors de la mise en ?uvre du projet, le conservateur de la RFLO, les comites zonaux et les chefs traditionnels de chaque secteur vont accompagner la mobilisation des communautés et l?élaboration des critères de sélection ainsi que le processus de sélection des personnes à inclure dans le programme en s?assurant de prendre en compte toutes les susceptibilités.
Project Results
****Renforcement de capacités du réseau de suivi de pêcheurs.
Conscient des difficultés logistiques pour la mobilité dans différentes zones, AMMCO a initié depuis 2012 un réseau de suivi et de rapportage des observations et des échouages des mammifères marins sur la cote du Cameroun. Le réseau ne comptant que très peu de membres actifs au lancement du projet l?ambition était de mobiliser et former environs 18 nouveaux pécheurs à intégrer dans le réseau. Grace à son ancienneté dans la zone, AMMCO a une bonne connaissance des pêcheurs actifs dans la zone ainsi que leur capacité à produire des données. C?est ainsi que 12 pêcheurs dans la périphérie du Lac Ossa ainsi que 6 autres dans la Réserve de Faune de Douala Edéa ont été rassemblés en deux groupes pour la formation en fonction de leur proximité géographique. Chacun des groupes de pêcheurs a reçu un renforcement de capacités sur une journée portant sur la connaissance du Lamantin et le rapportage des observations grâce à l?application SIREN.
A l?issue de 2 ateliers de formation, 13 pêcheurs (dont 6 jeunes) ont reçu un smartphone équipé d?un GPS et de l?application mobile SIREN installée.
A la fin du projet, environ 50 informations opportunistes exploitables relatives aux observations des signes de présence de lamantin (fèces, bulles, végétation broutées, captures accidentelles, filets endommagés, observations vivantes) ont été collectées et rapportées par les pêcheurs membres du réseau.
Profitant du fait que les pêcheurs sont de plus en plus propriétaires des smartphones à titre individuel, l?organisation envisage de faire de la communication pour vulgariser l?application SIREN dans le but d?attirer un maximum de pêcheurs à installer l?application dans leur téléphone personnel et de participer à l?effort de collecte de données en cours afin d?assurer la pérennité de l?action au-delà de la période du projet.
****Identification, mise à jour et matérialisation des zones de fortes densités de lamantin dans les Réserves de Faune du Lac Ossa (RFLO) et de Douala-Edéa.
Il est connu de la littérature que le bassin inférieure de la Sanaga et particulièrement la Réserve de Faune du Lac Ossa représentent des habitats hautement sensibles pour le lamantin d?Afrique. Cependant très peu de données sont disponibles sur leur distribution et leur densité dans cette zone. Depuis 2014, AMMCO a initié un programme de recherche et de conservation du lamantin au Cameroun avec un accent particulier sur l?inventaire scientifique dans le bassin inférieur du fleuve Sanaga. Les résultats de cette première phase de cette collecte de données ont permis au Service de la Conservation de la RFLO en partenariat avec les ONGs présentes dans la zone et à la suite des concertations poussées avec les pêcheurs locaux d?ériger certaines zones du Lac Ossa à la densité de lamantin très élevées en zones de non pêche. Cette disposition et bien d?autres sont contenues dans un document appelé « code de pêche » signé du Sous-Préfet de l?arrondissement de Dizangue en 2016.
Dans le cadre de ce projet, il faut mettre à jour les zones de « non pêche » déjà existantes et au besoin instaurer de nouvelles et/ou déclassifier certaines. La méthodologie est celle de la technique du « point scan » à laquelle les transects et le sonar sont associés pour les détections de lamantin sous l?eau. Le point scan consiste à choisir 6 stations éparpillées dans le Lac Ossa que l?équipe du projet visite 6 fois par mois matin et soir pendant une durée de 30 minutes au cours desquelles un observateur scrute la surface de l?eau sur un angle de 360° pour détecter tous signes de présence de l?animal et un autre tien le moniteur du sonar pour enregistrer les éventuelles détections acoustiques des animaux sous l?eau.
Il ressort donc des données obtenues des scans que les indices directs et indirects sont plus observés au mois de juin. Les indices directs sont observés majoritairement dans le lac Mevia tandis que ceux dits indirects sont plus observés à Koungue lac. Durant toute l?année, nous observons plus d?indices indirects que directs. Ces données ont été également utilisées pour ressortir une carte illustrant les zones de fortes densités du lamantin dans la RFLO (voir Carte).
****Documenter et dissuader la vente et la consommation la viande lamantin dans le marché d?Edéa
La forte diversité biologique faunique présente dans le bassin inférieur du fleuve Sanaga a poussé les administrateurs coloniaux à ériger deux réserves de faunes dans cette zone ceci dans le but de fournir une protection aux espèces sensibles et limité les cas de braconnages. Cependant, ces aires protégées ne sont pas toujours bien équipées en termes de personnel et de matériel adéquats pour assurer leurs missions. Le constat après plus de 50 ans d?existence de ces aires protégées est alarmant au vu du braconnage des espèces de la faune et de la flore en cours dans ces zones. La première destination des produits du braconnage faunique dans ces deux aires protégées étant le marché d?Edéa la métropole la plus proche, il est question dans ce projet de documenter et dissuader la vente et la consommation de la viande de brousse avec un accent particulier sur le lamantin dans le marché d?Edéa.
Cette activité a débuté en Aout 2017 avec l?accueil d?une stagiaire de la Faculté d?Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA) de l?Université de Dschang. Durant 4 mois, elle a collecté des données au travers des interviews par questionnaires et des descentes inopinées dans les marchés et les restaurants de Dizangue et d?Edéaà une fréquence de deux descentes par semaine. Ce travail a abouti à la production d?un mémoire de Master 1 dont le thème est « Etude de la filière économique de la viande de brousse autour de la Réserve de Faune du Lac Ossa : cas du lamantin d?Afrique (Trichechussenegalensis, Link 1795)».
Au départ de la stagiaire, les descentes inopinées bihebdomadaires au marché et dans les restaurants d?Edéa se sont poursuivis par deux membres de l?équipe du projet entre Novembre 2017 et Janvier 2018. La stagiaire étant de retour depuis le mois de Février 2018 au sein de AMMCO, elle continue cette activité avec une extension dans le marché et les restaurants de Mouanko à une fréquence d?une fois par semaine et elle s?étendra ainsi jusqu?au mois de Juin 2018. L?objectif ici étant de comparer l?évolution des données sous deux périodes de collecte et produire un rapport et un mémoire de fin d?étude sur la disponibilité de la viande de brousse dans les marchés autours des Réserves de Faune dans la Sanaga Maritime avec des recommandations conséquentes ; documents qui seront mis à la disposition des sectoriels concernés par cette question dans le département la Sanaga Maritime.
Il ressort des enquêtes sur la filière économique de la viande de brousse en général et du lamantin en particulier que la première destination des produits du braconnage faunique en provenance de Dizangue est le marché d?Edéa et ceux en provenance de Mouanko ont pour destination principale les marchés de Douala. Toutes les espèces intégralement protégées telles que le lamantin ne sont pas commercialisées à l?étal mais plutôt en cachette. Les espèces de cette catégorie de protection ne sont vendues qu?aux clients connaisseurs.
****Formation et accompagnement de 50 pêcheurs (basés à Dizangue et/ou Mouanko) à la pratique de l?apiculture.
Les Réserves de Faunes du Lac Ossa et de Douala-Edéa ne représentent pas seulement des habitats importants pour le lamantin d?Afrique et d?autres espècesmenacées de la faune et de la flore, mais aussi elles fournissent des services éco-systémiques sur lesquels une bonne partie des populations riveraines tire leur subsistance quotidienne essentiellement à travers la pêche artisanale. Cependant, les pêcheurs actifs dans ces zones sont unanimes sur le fait que la quantité de poissons récolté chaque jour diminue de plus en plus du fait de la surpêche et de la pratique des techniques de pêche non durables. Par conséquent, l?utilisation des filets non réglementaires entraine des captures accidentelles des veaux et aussi le braconnage du lamantin et d?autres espèces protégées comme source de protéines dans les ménages ou destiné à la vente dans les marchés environnants.
Pour réduire ces menaces anthropiques, 51 pêcheurs ont été formés en apiculture dans la zone de Dizangue. Ils ont été ensuite accompagnés techniquement et avec du matériel dans la mise sur pied de cette activité génératrice des revenus alternative à la pêche. Les matériels mis à la disposition des pêcheurs formés étaient notamment les ruches, les enfumoirs et les combinaisons. La formation était facilitée par deux pêcheurs ainsi que par les experts de la Cameroon Gender Environmental Watch (CAMGEW) basé dans la région du Nord-Ouest.
Pour permettre aux participants à cet atelier de formation de se lancer immédiatement dans l?activité, chacun a reçu à la fin de la formation 2 ruches en matériaux 100% locaux qu?il devait disposer dans sa parcelle. Des enfumoirs et des combinaisons de protection en matériaux facilement disponibles à Dizangue ont également été acquis auprès de notre partenaire CAMGEW. Les équipements ont été remis à chaque comité zonal et les apiculteurs de chaque comité zonal peuvent venir emprunter sous décharge au besoin et ramener après utilisation.
Bien que n?ayant pas encore produit de miel, cette activité a déjà été exécutée à environ 55% d?exécution.
****Un fond d?appui au développement durable (fond rotatif) est mis sur pied pour les femmes à la suite d?un renforcement de capacité en petite comptabilité.
Bien que représentant une part importante de la population de la commune Dizangue, les femmes ne sont généralement pas très actives dans les activités génératrices de revenus en dehors de la revente de poissons pour celles qui ont des compagnons pêcheurs. Pour ces dernières, il est cependant très difficile d?avoir une idée précise sur les tendances de leur activité sur le long terme car elles n?ont absolument aucune notion de comptabilité à la base. Depuis 2015, la Zoological Society of London (ZSL) une ONG qui était présente dans la zone a entrepris de réunir les femmes au sein des associations dénommées « Associations Villageoises d?Epargne et de Crédits (AVEC) ». Cependant ces AVEC?s fonctionnent sous la forme des tontines sans fond solide dans lequel les femmes peuvent emprunter de l?argent pour financer les micros activités. Le présent projet vise donc à apporter un appui dans un premier temps technique de renforcement de capacités des femmes en petite comptabilité et tenue des documents comptables simples et ensuite la mise à leur disposition d?un appui financier qui permettra aux femmes de financer de petites activités alternatives génératrices de revenus.
Dès le lancement du projet, en partenariat avec Evergreen Beach (une autre organisation bénéficiaire du GEF SGP Cameroun) un atelier de formation des formatrices a été organisé au sein de l?Ecole Familiale Agricole de Dizangue (EFA). AMMCO a sélectionné et financé la participation d?une femme dans chacune des 6 AVEC?s autour de la Reserve de Faune du Lac Ossa qui serviront de point focal lors des ateliers de restitution dans leurs secteurs respectifs. Au cours des 5 ateliers de restitutions qui ont suivis l?atelier de formation des formatrices, au total 59 femmes issus de 5 AVEC?s ont pris part à la formation en tenu des documents comptables, petite comptabilité et entreprenariat et leadership féminin entre Octobre et Novembre 2017.
Parallèlement à ces ateliers, les femmes ont été regroupées au sein d?une association dénommée « Association des Femmes Bénéficiaires du Fond Rotatif de Beach (AFBFRB) » qui est devenue officielle depuis l?arrêté N0004/L/C18/SAAJP du Préfet de la Sanaga Maritime. Une fois cette légalisation obtenue, les démarches ont été entreprises pour l?ouverture du bancaire au nom de l?AFBFRB au sein d?Express Union branche de Dizangue avec un dépôt initial de 500.000 FCFA.
De manière générale, 30 femmes au total ont été financées à hauteur de 955.000fr pour la mise sur pied de 30 AGRs regroupées en 8 types : élevage de poulet de chair, commerce des huitres frais et fumés, commerce de poisson frais, braisés et fumés, commerce des produits alimentaires, commerce d?huile de palme, restauration (du « koqui », bouillon de patte de b?uf ou du poulet avec du riz, macabo, « miondo » ou avec du plantain), culture du pistier, couture et vente des robes femmes et enfants. Ces AGRs peuvent aussi se regrouper en quatre (4) domaines notamment le commerce, la couture, l?agriculture et l?élevage. Pour le montant total (955.000fr) accordé pour la réalisation desdites activités, la totalité a été remboursée
****Renforcement de capacités dans la mise sur pied d?AGRs et accompagnement de 60 femmes vers leur autonomisation.
A Dizangue comme dans la plupart des communautés rurales, les femmes sont très souvent absente des circuits de production des richesses et malgré leur impact non négligeable sur la survie de la famille à travers la petite agriculture et autres, elles restent très souvent financièrement dépendantes de leur conjoint. C?est dans cette optique que le présent projet vise à renforcer les capacités d?une soixantaine de femme dans la mise en ?uvre d?activités génératrices de revenus et de les accompagner vers leur autonomisation.
En prélude aux ateliers de renforcement de capacités décrites à l?activité 2.2, une enquête sur l?état financier initial des femmes participant au projet a été menée au moyen d?un questionnaire semi-structuré alternant des questions ouvertes et fermées adressé à un échantillonnage systématique de 49 femmes de 5 AVEC?s dans la commune de Dizangue (voir annexes). Les données collectées de cette enquête ont permis d?orienter les ateliers de renforcement de capacités dans la mise sur pied d?activités alternatives génératrices de revenus vers des secteurs pour lesquels les femmes ont manifesté de l?intérêt pendant l?enquête à savoir l?agriculture, le petit commerce, la restauration et le petit élevage.
Dans le but de les rendre autonomes et diminuer les pressions financières qu?elles mettent à l?égard de leurs conjoints en les poussant à pêcher intensément les ressources halieutiques causant par conséquent l?augmentation des cas de braconnage des espèces aquatiques en général et du lamantin en particulier, 60 femmes ont été formées à la fabrication du savon et du vinaigre. Le vinaigre ainsi que le savon fabriqué ont été partagés entre les femmes. Ce qui leur permet d?apprécier la qualité de leurs produits. A cette date, 60 femmes sont formées et actives sur le terrain avec des AGRs et un rapport d?accompagnement des AGRs mises sur pied par les femmes est disponible.
****Formation et accompagnement de 15 jeunes à la pratique du métier de d?éco-guide.
En plus d?être des sanctuaires pour de nombreuses espèces de la faune et de la flore menacées à l?échèle nationale ou internationale, les Réserves de Faunes du Lac Ossa et de Douala-Edéa représentent un potentiel touristique énorme attirant les visiteurs à la fois du Cameroun et d?ailleurs. Ce potentiel éco touristique n?est malheureusement pas suffisamment mis en valeur afin de permettre aux aires protégées de la région de bien fonctionner et aux populations riveraines de tirer des revenus alternatifs générés par l?éco-tourisme. Dans le cadre de ce projet, il était prévu de former et accompagner 15 jeunes des communes de Mouanko et de Dizangue à la pratique du métier d?éco-guide.
15 jeunes de la commune Dizangue ont été formés comme guide écotouristique par deux membres de l?association des guides de tourisme camerounais. Ces personnes formées sont membres de l?AGESLO (Association des Guides Ecotouristiques Solidaires du Lac Ossa), constituée de pêcheurs ayant choisi le métier d?éco-guide comme activité alternative. A ce jour, 53% sont sollicités temporairement pour servir de guides aux touristes qui viennent à AMMCO ou à la ZSL.
****Education environnementale dans les établissements scolaires d?enseignement secondaires des communes de Dizangue et de Mouanko.
Les élèves ainsi que les enseignants dans les zones reculées et particulièrement dans la Sanaga Maritime ne sont pas toujours au courant des enjeux environnementaux de l?heure ainsi que du statut de protection des espèces fauniques et floristiques qu?ils rencontrent au quotidien du fait qu?ils ont très peu accès aux médias et n?ont pas reçu une éducation environnementale à la base. C?est dans le but de pallier à ce manquement que AMMCO a obtenu des responsables des établissements scolaire d?enseignement secondaire de la commune de Dizangue 30 minutes par salle de classe et par mois pour dispenser des leçons d?éducation environnementale contenues dans un manuel remis gratuitement aux élèves depuis 2014. Cette activité s?inscrit donc dans la continuité de ce qui a été initiée il y a quelques années avec pour particularité l?extension du cours au Lycée technique de Mouanko.
Ainsi, afin de s?adapter aux enjeux environnementaux actuels le manuel d?éducation environnementale en vigueur depuis 2014 a subi une mise à jour profonde en partenariat avec l?association Environnement, Recherche et Développement (ERD, OSC bénéficiaire du SGP Cameroun) pour voir le nombre de leçons passer de 4 à 8 pour le compte de l?année scolaire 2017/2018. Le manuel ainsi mis à jour a été imprimé et distribué gratuitement à environs 1500 élèves dans les trois établissements.
Le manuel d?éducation environnementale a été mis à jour grâce à la collaboration entre AMMCO et ERD, une autre organisation bénéficiaire du SGP active dans le paysage et qui menait cette activité dans les établissements scolaires. 2500 manuels d?éducation environnementale imprimés ont été distribués aux élèves de 3 établissements secondaires.
Le programme d?éducation environnementale contenu dans le manuel est constitué de 7 leçons dont 4 étaient dispensées par AMMCO et les trois autres par ERD. En outre, le matériel pédagogique utilisé permet aux élèves d?acquérir des connaissances de façon ludique, mais permet aussi d?évaluer leur niveau de compréhension sur l?importance de préserver la nature.
À la fin de chaque leçon, les élèves sont évalués suivant le même modèle de questionnaire proposé au début, afin de comparer leur niveau de connaissance, avant et après le cours. Pour cette évaluation il est utilisé « ActivInspire », qui est un outil digital qui permet aux enseignants de dispenser des cours animés, via des activités riches, dynamiques et interactives, captivant l'attention des élèves et associant l'évaluation en temps réel à la mise en place de cas pratiques dans le cadre du processus d'apprentissage. Plus concrètement, il s?agit d?affecter des Kits ou Unités Activote à chaque élève, qui répondra aux questions posées sous forme de « Question à choix multiple », par un système de vote. Les réponses enregistrées donnent immédiatement le pourcentage de réussite, présenté sous forme de diagrammes, pouvant être classés dans des tableurs Excel.
****Mise en place 2 pépinières pour la production des plants
15 jeunes (dont 02 filles) de la commune de Dizangue ont été formés à la création d?une pépinière (par un expert local et un technicien supérieur des eaux et forêts), puis deux pépinières de 200m2 en moyenne ont été mises en place : une pépinière a été créée derrière le service de la conservation de Dizangue et une autre au sein de l?école publique de Beach. Ainsi, 5000 plants au total ont été produits. Les plants produits sont entre autres l?azobé (Lophira alata), le Wengué (Millettia laurentii), le bibolo (Lovoa trichilioides), le tali et la mangue sauvage (Irvingia spp).
****Operations « 1 élève, 1 arbres » et « 1 femme, 5 arbres » autour de la Reserve de Faune du Lac Ossa
Pour limiter l?une des menaces qui pèsent sur le lamantin à savoir la dégradation de son habitat, il s?avère important de reboiser les berges du lac Ossa qui se trouvent de plus en plus dégradées. 4000 plants ont permis de reboiser une superficie de 16000 m2 au niveau des berges du lac Ossa, plus précisément à Koungue lac.