« LE RUCHER D’INZERKI, PATRIMOINE NATUREL ET HISTORIQUE».
Le rucher collectif D?Inzerki, appelé en berbère « Taddart ou Guerram », très connu de la communauté mondiale des apiculteurs, est le plus grand (avec environ 42 ayant droit), et le plus ancien rucher collectif au monde. Certains écrits, attestent de sa construction telle qu?elle se présente aujourd?hui, vers les années 1850. Mais ce qui est véhiculé par la tradition orale, c?est que cette pratique de mettre les ruches en commun, est bien plus ancienne que le site et remonterait à plusieurs siècles.
Situé au c?ur de la réserve de biosphère de l?Arganeraie (RBA), à proximité d?un Site d?Intérêt Biologiqu?e et Ecologique (le SIBE AIN ASMAMA), et entouré de massifs forestiers à Arganier et à PAMs, et d?une des oasis les mieux conservées de la région, Inzerki renferme un très vieil Arganier, qui servait autrefois de lieu de rencontre ancestrale pour la gestion des conflits (sorte de tribunal communautaire). Ce grand arbre légendaire, appelé Targant N?Tzurt, est un arbre « à grande valeur symbolique », sous lequel les membres de la tribu (en particulier le conseil des sages), se retrouvaient pour discuter des affaires du douar et prendre de grandes décisions le concernant ; ce qui témoigne de la symbolique et de la place que tient l?arganier et l?écosystème à arganier dans la culture locale.
Le rucher collectif d?Inzerki joue un rôle capital dans la conservation de la biodiversité locale et dans la résilience climatique, en procurant des services écosystèmiques de grande nécessité. C?est grâce au service de pollinisation qu?il fournit que la biodiversité et les autres services écosystèmiques sont stabilisés et préservés. Par rapport aux pratiques de l?apiculture nomade, où les ruches sont déplacées au gré des floraisons et là où les conditions sont plus propices pour les abeilles, le site d?Inzerki combinerait différents avantages: un versant sud bien ensoleillé, une altitude appropriée (980 m), un climat relativement stable pendant toute l?année, une abondance de plantes mellifères (Thym, Lavande, Arganiers, Palmiers, ?.), et un isolement qui rend facile la surveillance du site et la régénération naturelle de la végétation.
Hérité de père en fils, chaque famille dispose d?un emplacement dans le rucher ; un emplacement étant constitué de cases, divisées chacune en quatre étages de dimensions égales, avec large espace au-dessus servant à la ventilation et l?écoulement des eaux de pluies. Quand les conditions sont bonnes et que l?activité du rucher est à une bonne vitesse de croisière, le rucher peut abriter jusqu?à 4000 ruches (paniers de forme cylindrique en osier), fonctionnant à plein régime, ce qui n?est pas négligeable économiquement parlant, et permet à la population d?être à l?abri du besoin. Par ailleurs, le fonctionnement du rucher a été de tout temps soumis à une réglementation et à une gestion collective des plus efficaces (pratique de l?Agdal appliquée à la conduite du rucher et à la collecte du miel).
Dans la région du Souss, deux races d?abeilles cohabitent, l?abeille noire (Apis melliferamellifera ou Apis melliferamellifica), réputée pour son agressivité, et l?abeille Saharienne (Apis melliferasahariensis) de couleur jaune, de taille moyenne, qui par contre elle est très douce. Ces deux races se sont croisées donnant un hybride combinant les valeurs des deux précédentes, très résistant et très prolifique, moins agressif que l?abeille noire et très spécifique à la région. Et c?est cet hybride, avec l?abeille saharienne qui peuplerait aujourd?hui le rucher d?Inzerki.
Malheureusement, vers les années 1990, et sous l?effet de conditions climatiques extrêmes (dont de fortes crues), le rucher a été fortement endommagé. S?en est suivi l?abandon du site, des pratiques apicoles ancestrales et l?affaiblissement des instances coutumières de gouvernance au profit d?une apiculture nomade, plus moderne. Une première expérience a été tentée pour la réhabilitation des cases effondrées, mais les nouvelles constructions n?étaient pas à la hauteur du modèle d?origine, d?une grande ingéniosité architecturale. Les matériaux non plus n?étaient pas appropriés: par exemple, pour la mise en place de la charpente, l?Eucalyptus a remplacé le thuya, certes relativement cher mais connu pour sa bonne résistance au temps. De même l?association n?était pas encore constituée, et le suivi des travaux a fait défaut. Il s?en est suivi de nombreux problèmes, comme la difficulté à évacuer les eaux de pluies, et donc la dégradation des ruches.
Depuis quelques années, du fait de l?abandon du rucher -seules quelques familles continuent à l?entretenir, l?association parle de huit pour 80 familles au départ-, on constate un déclin des colonies d?abeilles. D?autres causes sont venues s?ajouter progressivement, notamment les maladies, l?usage de pesticides et la dégradation de l?habitat des abeilles. Cette dégradation a ainsi entrainé une perte des services de pollinisation du rucher, une détérioration de la biodiversité locale et des moyens de subsistance.
Le site d?Inzerki répond parfaitement aux caractéristiques d?une Aire et d?un Territoire de Patrimoine Communautaire APAC ; le rucher est en effet un hub de savoirs faire ancestraux et de pratiques traditionnelles communautaires qui assure un service de pollinisation indispensable pour la stabilité écologique des écosystèmes avoisinants (SIBE, forêt d?arganier, Oasis), pour la préservation de la biodiversité et la résilience climatique et pour la durabilité des moyens de vie qu?il y a lieu de valoriser et de préserver. Situé sur un site d?une grande richesse en biodiversité, et d?une grande beauté paysagère, il constitue un patrimoine biologique et ancestral d?une valeur inestimable, pour la région du Souss Massa, la RBA, pour le Maroc et au niveau mondial.
Cette APAC, peut être qualifiée d?APAC perturbée, dans la mesure où l?on assiste à un relâchement des croyances, des instances, des pratiques coutumières et des règles de gestion collective d?antan qui ont contribué pendant longtemps à son maintien, et où l?état de ce monument historique et architectural est aujourd?hui des plus alarmant en l?absence d?entretien,? L?abandon progressif du rucher risque à terme de conduire à sa complète dégradation et puis à sa disparition menaçant ainsi la détérioration de la biodiversité locale et des services éco systémique qu?elle procure à la communauté locale.
B. Localisation du projet :
Le projet se situe à environ 82 Km de la ville d?Agadir, sur la nationale 8 en direction de Marrakech, au Douar Inzerki, dans la commune d?Argana, province de Taroudant, au niveau du Bassin de Oued TamraghtImouzzar Idaoutanan.
C. Justification du projet:
? Le projet répond parfaitement aux caractéristiques d?une Aire et d?un Territoire de Patrimoine Communautaire APAC ; le rucher est en effet un hub de savoirs faire ancestraux et de pratiques traditionnelles communautaires qui assure un service de pollinisation indispensable pour la stabilité écologique des écosystèmes avoisinants (SIBE, forêt d?arganier), pour la préservation de la biodiversité et la résilience climatique et pour la durabilité des moyens de viequ?il y a lieu de valoriser et de préserver. Situé sur un site d?une grande richesse en biodiversité, et d?une grande beauté paysagère, il constitue un patrimoine biologique et ancestral d?une valeur inestimable, pour la région du Souss Massa, de la RBA,pour le Maroc et au niveau mondial.
Cette APAC, peut être qualifiée d?APAC perturbée, dans la mesure où l?on assiste à un relâchement des croyances, des instances, des pratiques coutumières et des règles de gestion collective d?antan qui ont contribué pendant longtemps à son maintien, et où l?état de ce monument historique et architectural est aujourd?hui des plus alarmant en l?absence d?entretien,? L?abandon progressif du rucher risque à terme de conduire à sa complète dégradation et puis à sa disparitionmenaçant ainsi la détérioration de la biodiversité locale et des services éco systémique qu?elle procure à la communauté locale, et mondiale.
L?urgence de l?intervention justifie amplement le projet, qui se fixe pour objectif, de renforcer l?auto-conscience, et de redynamiser les instances coutumières de gestion du rucher et de son environnement.
? Le projet prévoit également la restauration de la biodiversité floristique locale à travers la promotion de l?agro-écologie, la domestication et de la régénération des PAM, et se veut contribuer à la sauvegarde de la biodiversité locale notamment de l?abeille spécifique à la région dont l?impact favorable sur l?écosystème arganier n?est pas à démonter.
Dans la région du Souss, deux races d?abeilles cohabitent, l?abeille noire (Apis melliferamellifera ou Apis melliferamellifica), réputée pour son agressivité, et l?abeille Saharienne (Apis melliferasahariensis) de couleur jaune, de taille moyenne, qui par contre elle est très douce. Ces deux races se sont croisées donnant un hybride combinant les valeurs des deux précédentes, très résistant et très prolifique, moins agressif que l?abeille noire et très spécifique à la région. Et c?est cet hybride, avec l?abeille saharienne qui peuplerait aujourd?hui le rucher d?Inzerki.
? Le projet aura par ailleurs des retombées positives sur le processus du développement durable local:
(i) à travers la viabilisation de l?agriculture familiale durable dans une zone de montagne (promotion de l?agro-écologie, domestication et régénération des PAM);
(ii) et en favorisant le calendrier mellifère autour du rucher et les services de pollinisation ; ce qui contribuera -de façon substantielle- à la réhabilitation de l?activité apicole traditionnelle comme pilier de l?économie.
? Le tourisme durable semble également être une alternative pour diminuer la pression sur les ressources naturelles et un moyen de vie durable pour les habitants de ce territoire; Inzerki se situe en effet sur la route du miel, circuit qui fait l?objet d?un programme du Ministère du tourisme (développement du tourisme de l?arrière-pays du Souss). Dans ce cadre, il est prévu entre autres, la mise en place d?une signalétique et la promotion du circuit. Le projet complétera l?action du Ministère du Tourisme par l?appui à la mise en place d?un écomusée, à gestion communautaire.
? Enfin, le projet présente de grandes possibilités de synergie :
(i) avec le PNUD ; ce projet va compléter les efforts en cours relatifs à la mise en place d?un label IGP miel de thym et sera inscrit dans le programme du Projet PNUD/GEF de l?économie circulaire qui vise la mise en place d?un schéma de paiement pour les services éco systémiques basé sur les services de récréation le long de la route du miel (circuit touristique). Le projet EC a identifié avec la communauté locale, pour Inzerki, l?instauration d?un système de PSE, à travers la construction d?un écomusée sur place pour valoriser ce patrimoine et le faire connaitre du grand public, et créer une source de financement locale et durable pour assurer l?entretien et la gestion du rucher (autopromotion) ;
(ii) Avec la GIZ qui mène deux projets dans la région, le projet tourisme durable et le projet Gouvernance Environnementale et Climatique qui comporte une important composante ACC ;
(iii) Mais aussi avec des différentes institutions publiques qui ?uvrent pour la préservation de la RBA et son développement, tels que le HCEFLCD, l?ANDZOA, le Conseil Régional de Souss Massa, ?
Situé au c?ur de la réserve de biosphère de l?Arganeraie (RBA), à proximité d?un Site d?Intérêt Biologiqu?e et Ecologique (le SIBE AIN ASMAMA), et entouré de massifs forestiers à Arganier et à PAMs, et d?une des oasis les mieux conservées de la région, Inzerki renferme un très vieil Arganier, qui servait autrefois de lieu de rencontre ancestrale pour la gestion des conflits (sorte de tribunal communautaire). Ce grand arbre légendaire, appelé Targant N?Tzurt, est un arbre « à grande valeur symbolique », sous lequel les membres de la tribu (en particulier le conseil des sages), se retrouvaient pour discuter des affaires du douar et prendre de grandes décisions le concernant ; ce qui témoigne de la symbolique et de la place que tient l?arganier et l?écosystème à arganier dans la culture locale.
Le rucher collectif d?Inzerki joue un rôle capital dans la conservation de la biodiversité locale et dans la résilience climatique, en procurant des services écosystèmiques de grande nécessité. C?est grâce au service de pollinisation qu?il fournit que la biodiversité et les autres services écosystèmiques sont stabilisés et préservés. Par rapport aux pratiques de l?apiculture nomade, où les ruches sont déplacées au gré des floraisons et là où les conditions sont plus propices pour les abeilles, le site d?Inzerki combinerait différents avantages: un versant sud bien ensoleillé, une altitude appropriée (980 m), un climat relativement stable pendant toute l?année, une abondance de plantes mellifères (Thym, Lavande, Arganiers, Palmiers, ?.), et un isolement qui rend facile la surveillance du site et la régénération naturelle de la végétation.
Hérité de père en fils, chaque famille dispose d?un emplacement dans le rucher ; un emplacement étant constitué de cases, divisées chacune en quatre étages de dimensions égales, avec large espace au-dessus servant à la ventilation et l?écoulement des eaux de pluies. Quand les conditions sont bonnes et que l?activité du rucher est à une bonne vitesse de croisière, le rucher peut abriter jusqu?à 4000 ruches (paniers de forme cylindrique en osier), fonctionnant à plein régime, ce qui n?est pas négligeable économiquement parlant, et permet à la population d?être à l?abri du besoin. Par ailleurs, le fonctionnement du rucher a été de tout temps soumis à une réglementation et à une gestion collective des plus efficaces (pratique de l?Agdal appliquée à la conduite du rucher et à la collecte du miel).
Dans la région du Souss, deux races d?abeilles cohabitent, l?abeille noire (Apis melliferamellifera ou Apis melliferamellifica), réputée pour son agressivité, et l?abeille Saharienne (Apis melliferasahariensis) de couleur jaune, de taille moyenne, qui par contre elle est très douce. Ces deux races se sont croisées donnant un hybride combinant les valeurs des deux précédentes, très résistant et très prolifique, moins agressif que l?abeille noire et très spécifique à la région. Et c?est cet hybride, avec l?abeille saharienne qui peuplerait aujourd?hui le rucher d?Inzerki.
Malheureusement, vers les années 1990, et sous l?effet de conditions climatiques extrêmes (dont de fortes crues), le rucher a été fortement endommagé. S?en est suivi l?abandon du site, des pratiques apicoles ancestrales et l?affaiblissement des instances coutumières de gouvernance au profit d?une apiculture nomade, plus moderne. Une première expérience a été tentée pour la réhabilitation des cases effondrées, mais les nouvelles constructions n?étaient pas à la hauteur du modèle d?origine, d?une grande ingéniosité architecturale. Les matériaux non plus n?étaient pas appropriés: par exemple, pour la mise en place de la charpente, l?Eucalyptus a remplacé le thuya, certes relativement cher mais connu pour sa bonne résistance au temps. De même l?association n?était pas encore constituée, et le suivi des travaux a fait défaut. Il s?en est suivi de nombreux problèmes, comme la difficulté à évacuer les eaux de pluies, et donc la dégradation des ruches.
Depuis quelques années, du fait de l?abandon du rucher -seules quelques familles continuent à l?entretenir, l?association parle de huit pour 80 familles au départ-, on constate un déclin des colonies d?abeilles. D?autres causes sont venues s?ajouter progressivement, notamment les maladies, l?usage de pesticides et la dégradation de l?habitat des abeilles. Cette dégradation a ainsi entrainé une perte des services de pollinisation du rucher, une détérioration de la biodiversité locale et des moyens de subsistance.
Le site d?Inzerki répond parfaitement aux caractéristiques d?une Aire et d?un Territoire de Patrimoine Communautaire APAC ; le rucher est en effet un hub de savoirs faire ancestraux et de pratiques traditionnelles communautaires qui assure un service de pollinisation indispensable pour la stabilité écologique des écosystèmes avoisinants (SIBE, forêt d?arganier, Oasis), pour la préservation de la biodiversité et la résilience climatique et pour la durabilité des moyens de vie qu?il y a lieu de valoriser et de préserver. Situé sur un site d?une grande richesse en biodiversité, et d?une grande beauté paysagère, il constitue un patrimoine biologique et ancestral d?une valeur inestimable, pour la région du Souss Massa, la RBA, pour le Maroc et au niveau mondial.
Cette APAC, peut être qualifiée d?APAC perturbée, dans la mesure où l?on assiste à un relâchement des croyances, des instances, des pratiques coutumières et des règles de gestion collective d?antan qui ont contribué pendant longtemps à son maintien, et où l?état de ce monument historique et architectural est aujourd?hui des plus alarmant en l?absence d?entretien,? L?abandon progressif du rucher risque à terme de conduire à sa complète dégradation et puis à sa disparition menaçant ainsi la détérioration de la biodiversité locale et des services éco systémique qu?elle procure à la communauté locale.
B. Localisation du projet :
Le projet se situe à environ 82 Km de la ville d?Agadir, sur la nationale 8 en direction de Marrakech, au Douar Inzerki, dans la commune d?Argana, province de Taroudant, au niveau du Bassin de Oued TamraghtImouzzar Idaoutanan.
C. Justification du projet:
? Le projet répond parfaitement aux caractéristiques d?une Aire et d?un Territoire de Patrimoine Communautaire APAC ; le rucher est en effet un hub de savoirs faire ancestraux et de pratiques traditionnelles communautaires qui assure un service de pollinisation indispensable pour la stabilité écologique des écosystèmes avoisinants (SIBE, forêt d?arganier), pour la préservation de la biodiversité et la résilience climatique et pour la durabilité des moyens de viequ?il y a lieu de valoriser et de préserver. Situé sur un site d?une grande richesse en biodiversité, et d?une grande beauté paysagère, il constitue un patrimoine biologique et ancestral d?une valeur inestimable, pour la région du Souss Massa, de la RBA,pour le Maroc et au niveau mondial.
Cette APAC, peut être qualifiée d?APAC perturbée, dans la mesure où l?on assiste à un relâchement des croyances, des instances, des pratiques coutumières et des règles de gestion collective d?antan qui ont contribué pendant longtemps à son maintien, et où l?état de ce monument historique et architectural est aujourd?hui des plus alarmant en l?absence d?entretien,? L?abandon progressif du rucher risque à terme de conduire à sa complète dégradation et puis à sa disparitionmenaçant ainsi la détérioration de la biodiversité locale et des services éco systémique qu?elle procure à la communauté locale, et mondiale.
L?urgence de l?intervention justifie amplement le projet, qui se fixe pour objectif, de renforcer l?auto-conscience, et de redynamiser les instances coutumières de gestion du rucher et de son environnement.
? Le projet prévoit également la restauration de la biodiversité floristique locale à travers la promotion de l?agro-écologie, la domestication et de la régénération des PAM, et se veut contribuer à la sauvegarde de la biodiversité locale notamment de l?abeille spécifique à la région dont l?impact favorable sur l?écosystème arganier n?est pas à démonter.
Dans la région du Souss, deux races d?abeilles cohabitent, l?abeille noire (Apis melliferamellifera ou Apis melliferamellifica), réputée pour son agressivité, et l?abeille Saharienne (Apis melliferasahariensis) de couleur jaune, de taille moyenne, qui par contre elle est très douce. Ces deux races se sont croisées donnant un hybride combinant les valeurs des deux précédentes, très résistant et très prolifique, moins agressif que l?abeille noire et très spécifique à la région. Et c?est cet hybride, avec l?abeille saharienne qui peuplerait aujourd?hui le rucher d?Inzerki.
? Le projet aura par ailleurs des retombées positives sur le processus du développement durable local:
(i) à travers la viabilisation de l?agriculture familiale durable dans une zone de montagne (promotion de l?agro-écologie, domestication et régénération des PAM);
(ii) et en favorisant le calendrier mellifère autour du rucher et les services de pollinisation ; ce qui contribuera -de façon substantielle- à la réhabilitation de l?activité apicole traditionnelle comme pilier de l?économie.
? Le tourisme durable semble également être une alternative pour diminuer la pression sur les ressources naturelles et un moyen de vie durable pour les habitants de ce territoire; Inzerki se situe en effet sur la route du miel, circuit qui fait l?objet d?un programme du Ministère du tourisme (développement du tourisme de l?arrière-pays du Souss). Dans ce cadre, il est prévu entre autres, la mise en place d?une signalétique et la promotion du circuit. Le projet complétera l?action du Ministère du Tourisme par l?appui à la mise en place d?un écomusée, à gestion communautaire.
? Enfin, le projet présente de grandes possibilités de synergie :
(i) avec le PNUD ; ce projet va compléter les efforts en cours relatifs à la mise en place d?un label IGP miel de thym et sera inscrit dans le programme du Projet PNUD/GEF de l?économie circulaire qui vise la mise en place d?un schéma de paiement pour les services éco systémiques basé sur les services de récréation le long de la route du miel (circuit touristique). Le projet EC a identifié avec la communauté locale, pour Inzerki, l?instauration d?un système de PSE, à travers la construction d?un écomusée sur place pour valoriser ce patrimoine et le faire connaitre du grand public, et créer une source de financement locale et durable pour assurer l?entretien et la gestion du rucher (autopromotion) ;
(ii) Avec la GIZ qui mène deux projets dans la région, le projet tourisme durable et le projet Gouvernance Environnementale et Climatique qui comporte une important composante ACC ;
(iii) Mais aussi avec des différentes institutions publiques qui ?uvrent pour la préservation de la RBA et son développement, tels que le HCEFLCD, l?ANDZOA, le Conseil Régional de Souss Massa, ?
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Project Snapshot
Grantee:
Association Taddart Inzerki pour le Développement et la Coopération
Country:
Morocco
Area Of Work:
Biodiversity
Grant Amount:
US$ 45,000.00
Co-Financing Cash:
US$ 66,466.25
Co-Financing in-Kind:
US$ 47,559.00
Project Number:
MOR/ICCA-GSI/2017/03
Status:
Satisfactorily Completed
Project Characteristics and Results
Promoting Public Awareness of Global Environment
? Le projet veillera à produire de bons supports de communication.
? Le projet pilote aura répliqué les résultats dans le cadre du projet EC qui ?uvre pour une mise en échelle de ses résultats, au niveau de la RBA et au niveau national.
? La communication sur le projet se fera également à travers le réseau national et international APAC (consortium APAC).
Emphasis on Sustainable Livelihoods
Ce projet permettra de créer une rente sur place et de constituer un fonds vert alimenté par le tourisme responsable autour du rucher. Un éco-musée et un point de vente seront créesau niveau du rucher pour vendre les produits du miel.Par ailleurs, le projet assurera la réhabilitation et le maintien du service de pollinisation du rucher, contribuant ainsi à promouvoir la stabilité des écosystèmes et des services qu?ils apportent à la communauté locale (disponibilité des ressources à exploiter de façon durable comme les PAMs, l?arganier?). Le projet développera également avec l?appui du PEC/PNUD/GEF un modèle de PSE pour le service de pollinisation offert par le rucher une fois celui-ci réhabilité.
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Indicators
Biophysical
Number of globally significant species protected by project
2
Biophysical
Hectares of globally significant biodiversity area protected or sustainably managed by project
20
Biophysical
Number of local policies informed in biodiversity focal area
3
Empowerment
Number of women participated / involved in SGP project
150
Empowerment
Number of value added labels/certifications/quality standards received or achieved
1
Livehood
Number of households who have benefited* from SGP project
20
Livehood
Number of individuals (gender diaggregated) who have benefited* from SGP project
250
SGP Country office contact
Ms. Badia Sahmy
Phone:
+ 212 5 37 57 15 56
Fax:
+ 212 5 37 57 15 54
Email:
Address
15, av Ben Barka, Secteur 4, Bloc M
Rabat Hay Riad, 10100
Rabat Hay Riad, 10100
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