Monday, 20 July 2020 11:09
Diagnotic study on the current modes of use of soils and natural and land resources and proposal of a code of reasoned and concerted management of the terroirs and local natural and resources in the Dizangue council
Written by aime.kamga- Type: Brochure, Country Publication
- Source: Centre d’Appui aux Initiatives de Développement Local (CAIDEL)
- Languages:
- Focal Areas: Biodiversity, Land Degradation
- Countries: Cameroon
- Region: Africa
L’immense biodiversité que dispose la commune de Dizangue subie de nombreuses influences et pressions d’origine anthropiques, environnementales et climatiques.
L’exploitation anarchique et abusive de la ressource halieutique, la forte croissance démographique, les mésententes entre les pêcheurs de la localité a impacté négativement la ressource du lac Ossa. Des enquêtes réalisées dans la localité ont révélée qu’autrefois, la pêche était pratiquée par une catégorie de personne(les autochtones), mais aujourd’hui face aux conditions de plus en plus rudes, et à l’absence d’espace cultivable, la pêche constitue l’activité prioritaire de toute la population. Elle est d’autant plus préoccupante en raison du fait que, les pêcheurs ne respectent pas les clauses du code de pêche rédigé en vue de la sauvegarde de la ressource. Les pratiques non réglementaires de pêche telles que, l’usage des filets de mailles non autorisées, le non-respect des jours et saisons de pêche, le non-respect des zones interdites pour la pêche sont régulières. Ces pratiques impactent négativement la ressource qui n’est pas loin d’extinction si la situation perdure. A cette forte pression anthropique vient s’ajouter l’invasion de l’espèce envahissante Salvinia molesta.
Un autre problème majeur auquel font face ces populations est celui des grandes pressions exercées sur les terres cultivables par les grands exploitants agro-pastoraux. En effet, des enquêtes et observations directes menées dans le cadre de cette étude, ont permis de constater que, les terres de la commune sont occupées par les plantations de palmier et Hévéa des sociétés SOCAPALM et SAFACAM. Les populations ne disposent pas assez d’espaces pour pratiquer l’agriculture. Par conséquent, à la quête permanente d’espace cultivable, elles sont contraintes à se rabattre sur les berges du lac (zone pourtant protégée) où elles exercent les activités agricoles. Cette action cause de nombreux dommages notamment, l’érosion des berges du lac mais également constitue une source de pollution à travers le drainage des produits chimiques par les eaux de ruissèlement. A cette pollution, vient s’ajouter celle des produits utilisés pour le traitement des plantations des agro-industries.
Cette situation est suivie de l’exploitation anarchique et irrégulière des forêts. En effet, les petites poches de forêt et îles du lac regorgent des essences de bois très prisées qui sont sciées et exploitées de façon illégale et sauvage par les populations de la localité. Ce qui entraine la disparition de certaines espèces animales et végétales, prédispose le lac à l’érosion, créant ainsi un déséquilibre climatique.
Le faible niveau de connaissance, le caractère très peu associatif et l’insouciance des communautés constituent l’un des problèmes majeurs à la sauvegarde de la ressource, auquel des solutions et approches pour y faire face doivent être pensées et implémentées dans la commune.
